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Chute de Die Linke en Allemagne
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Des élections régionales avaient lieu dimanche 13 mai 2012 en Rhénanie du Nord – Westphalie, le land le plus peuplé d’Allemagne, avec près de 18 millions d’habitants (la Ruhr).
Les résultats marquent un fort recul du parti de Angela Merkel, la CDU, menée localement par le ministre Norbert Röttgen. Il chute de 35 à 26% des voix, un minimum historique.
La sanction de la politique de bas salaires, de cadeaux fiscaux aux riches est sans appel. Angela Merkel est désavouée en particulier sur le nouveau pacte budgétaire européen qui a été au centre des débats de la campagne.
Les sociaux-démocrates (SPD) et les Verts, déjà à la tête de la région, confortent leur position. Le SPD gagne 4% à 38,5%. La baisse de la CDU profite ainsi à l’autre fer au feu de l’UE du capital en Allemagne, critique sur la Pacte budgétaire, mais totalement aligné sur Maastricht.
La vie politique allemande reste totalement cadenassée. Dans l’opposition maintenant depuis 3 ans, la social-démocratie a déjà réussi à se refaire une image de force de changement.
Cela d’autant plus facilement qu’aucun véritable choix alternatif n’est identifiable. Les 40% d’abstention en sont l’expression, comme l’émergence du vote « pirate », libéral-libertaire, sinon guignolesque, à 8%.
Au cœur du consensus entre CDU et SPD, les centristes du FDP (libéraux) se maintiennent après une série de reculs dans d’autres régions, 8%.
Le parti de gauche, « die Linke », modèle du Front de gauche français, essuie un nouvel échec cinglant. Le soufflé électoral de 2009 n’en finit pas de s’affaisser. De 5,6%, die Linke s’effondre à 2,5%. Cela représente même un tiers de voix en moins que la somme des résultats de ses composantes fondatrices aux élections régionales de 2005.
Il n’y a pas de quoi être surpris. Ce n’est pas l’adversité qui fait reculer Die Linke mais bien sa propre ligne. Le Parti de l’ancien ministre de l’économie SPD, Lafontaine, référence de Mélenchon en France, a pour perspective stratégique une alliance avec un SPD « tiré à gauche ». Il s’inscrit pleinement dans la « construction » européenne. Ses députés, derrière l’ancien Gorbatchévien Gregor Gysi, sont même allés en février dernier jusqu’à présenter à la présidence de la République fédérale, la franco-allemande Beate Klarsfeld, « chasseuse » de nazis avec son mari Serge certes, mais aussi supportrice fanatique de Nicolas Sarkozy en France et du gouvernement israélien. La raison d’être de die Linke au niveau de toute l’Allemagne est posée, après les reculs enregistrés en Sarre, en Rhénanie-Palatinat, en Bade-Wurtemberg etc. La chute électorale du modèle Linke, qui sert tant à enfumer les communistes et l’ensemble des progressistes français derrière l’opération Mélenchon/Front de gauche, doit faire réfléchir.
En Allemagne, comme en France, c’est d’un solide parti communiste, sur des bases marxistes et léninistes dont les peuples ont besoin. Pas d’une annexe de la social-démocratie.




