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Syrie : Ce que l’on sait du cessez-le-feu
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://www.secoursrouge.org/Syrie-Ce-que-l-on-sait-du-cessez-le-feu-de-ce-soir
Les autorités turques et russes, représentant respectivement les rebelles et le régime, sont arrivées à un accord de cessez le feu "total" dans "tout le pays". Concrètement, il y a trois accords : un premier signifie la trêve entre le gouvernement syrien et la rébellion, un second prévoit les conditions (la Russie et la Turquie sont garantes, le cessez-le-feu ne compte pas pour les zones contrôlées par Daesh, les groupes rebelles doivent signer l’accord,...), le troisième prévoit que si le cessez-le-feu tient jusque là, de véritables négociations de paix seront entamées dans quelques semaines au Kazakhstan. Pour l’heure, sept groupes rebelles (représentant selon le département de la défense russe 60.000 combattants) ont signé l’accord, il s’agit de :
- Faylaq al-Sham (islamiste, Fateh Halab)
- Ahrar al-Sham (salafiste, Fateh Halab)
- Jaysh al-Islam (salafiste)
- Thuwar al-Sham (Fateh Halab, censé avoir été dissout)
- Jaysh al-Mujahideen (islamiste, Fateh Halab, censé faire partie du septième groupe de la liste, Jabhat al Sham)
- Jaysh Idlib (structure récente, active aux côtés de la Turquie dans l’opération Euphrates Shield, un groupe a déjà fait scission pour rejoindre Jabhat Fateh al Sham, l’ex-Al Qaeda et Al-Nusra)
- Jabhat al Sham (Front du Levant, alliance islamiste comprise dans Fateh Halab).
La définition des "terroristes" qui sont exclus de l’accord est très vague, surtout quand on voit ceux qui sont censés ne pas l’être. Il est confirmé que Daesh et Jabhat Fateh al Sham (anciennement Jabhat al Nusra, section syrienne d’Al Qaeda) sont exclus de l’accord. La liste du Conseil de Sécurité des Nations Unies (sur laquelle le PKK n’est pas inscrit) pourrait être utilisée, mais cela n’a pas été confirmé. La question des Forces Démocratiques Syriennes (QSD) et de leur principale composante, les YPG/YPJ, reste pour l’heure floue, puisque la Turquie s’y réfère rarement autrement qu’en les appelantPKK. Saleh Moslem, président du PYD (branche politiques des YPG), a annoncé que le PYD n’avait pas été invité à participer à la trêve.
Situation au 24 décembre





