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Québec: les étudiants bravent la répression du régime et sa loi scélérate
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Québec : des manifestations étudiantes contre la... par BFMTV
MONTREAL (afp) - Les étudiants québécois apparaissaient déterminés à s'opposer à la hausse des frais de scolarité, au lendemain de l'adoption d'une "loi spéciale" destinée à désarmer leur grève, mais l'opinion publique semblait loin de soutenir uniformément leurs revendications.
Le quotidien La Presse a publié samedi un sondage révélateur réalisé jeudi et vendredi par l'institut Crop auprès de 800 internautes: 66% se sont prononcés en faveur de la décision du gouvernement de recourir à une loi spéciale, contre 34% d'un avis contraire.
Vendredi soir, rassemblés autour du mot d'ordre "Manif chaque soir jusqu'à la victoire", des milliers d'étudiants ont affirmé dans les rues de Montréal leur volonté "d'aller jusqu'au bout" et notamment à la désobéissance civile pour contrer la loi spéciale destinée à museler leur mouvement.
Portant des costumes insolites, des masques à gaz ou des lunettes de ski, ils se sont dits plus déterminés que jamais, voir même stimulés, malgré l'adoption de cette loi du gouvernement de Jean Charest (centre-droit) qui limite fortement la liberté de manifester pour les groupes de plus de 50 personnes et impose de lourdes amendes aux contrevenants.
Les étudiants, portant des carrés de tissu rouge épinglés sur la poitrine --symbole de leur mouvement-- ou des drapeaux québécois à fleurs de lys, y ont répondu en scandant: "A qui la rue? À nous la rue!", "J'veux mon ticket" (mon amende), "On est plus de 50", "Charest, dehors".
La police, très présente, ne les a pas dispersés, même si quelques jets de cocktails Molotov l'ont conduite à déclarer la manifestation illégale en milieu de soirée.
Des adultes se sont mêlés à cette marche de plusieurs milliers de jeunes, qui s'est déroulée dans l'ensemble dans le calme.
Parmi eux, Francis Lussier, enseignant dans une école primaire, a admis que "la désobéissance civile devrait s'appliquer contre cette loi-là, car c'est une loi injuste. Je crois qu'il faut faire fi de la peur en ce moment".
Marie-Josée Gauthier, quadragénaire dont la fille étudie à l'université, a voulu apporter son soutien au mouvement. "C'est sûr qu'il y a plus de gens parce que la loi est passée aujourd'hui. C'est ça qui a attiré encore plus de monde", a-t-elle constaté.
Certains manifestants portaient des masques bariolés et insolites pour protester contre l'adoption, le même jour, d'un règlement municipal interdisant le port de masques dans les rassemblements populaires à Montréal.
"J'ai l'impression que tout ce qui se passe en ce moment, c'est une mascarade politique", s'est indigné Christophe Godon, étudiant en art arborant un masque de carnaval puisqu'il a "entendu que c'était la dernière soirée où l'on pouvait en porter un".
Par la suite, il envisage de porter le sien à l'arrière de la tête "pour montrer que les masques sont importants et font partie de la liberté d'expression".
Les étudiants grévistes protestent depuis plus de trois mois contre une hausse de 82% des frais universitaires, soit 1.780 dollars sur sept ans, qui les porteraient à près de 4000 dollars par année, non loin de la moyenne nord-américaine.
La "loi spéciale", en plus d'imposer de fortes limitations à la liberté de manifester, interdit pratiquement les piquets de grève devant les établissements, au nom de la liberté d'accès à l'enseignement des étudiants non grévistes. Et elle met pratiquement fin à la grève, car le semestre en cours est suspendu jusqu'à la mi-août dans les universités et collèges universitaires en grève.




