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Il y a 100 ans, le Tsar fait tirer sur les manifestants à Petrograd
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Des centaines de milliers d'ouvrières et d'ouvriers sont en gréve générale à Petrograd, capitale de la Russie tsariste. Ils réclament du pain, du travail, la paix et la fin de l'autocratie. Le Tsar, en ordonnant de tirer sur la foule, provoque la mutinerie de la garnison de la ville - article et traduction Nico Maury
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Dans la soirée du 10 mars (25 février) 1917, le Tsar Nicolas II, depuis son QG de Moguilev, ordonne de « faire cesser par la force, avant demain, les désordres à Petrograd ». Le général commandant en chef du district militaire de Petrograd, Sergei Khabalov, a informé le Tsar que la situation était instable dans la capitale impériale.
Vers midi, le 11 mars (26 février) 1917, 200.000 manifestants occupent les grandes artères de ville. Des unités de la garnison de la ville, renforcées par des forces de polices et des "Junkers" (élèves officiers), ouvrent le feu sur les manifestants. Plus de cent cinquante personnes sont tuées, la foule reflue vers les faubourgs.
Les bolcheviques appellent l'armée à la fraternisation
Le Comité de Pétrograd du POSDR (B) [Parti Ouvrier Social-Démocrate de Russie / faction Bolchevique] lance un appel à l'armée : "Frères soldats! Nous, les ouvriers de Petrograd exigeons ouvertement l'abolition du régime autocratique, coupable de faire couler le sang du peuple, coupable de la faim dans le pays, coupable de la mort de vos épouses et de vos enfants, de vos mères et frères. Rappelez-vous, camarades, que seule l'alliance fraternelle entre la classe ouvrière et l'armée révolutionnaire apportera la libération des masses asservies et la fin cette tuerie insensée fratricide. A bas la monarchie tsariste! Vive l'union fraternelle de l'armée révolutionnaire et du peuple! "
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En parallèle de cet appel à la garnison de Petrograd, les bolcheviques investissent les usines en gréves pour encourager les ouvriers a organiser des "soviets" (Conseil). Ces actions politiques ont comme conséquence que le Comité de Petrograd du POSDR (b) est presque entièrement arrêté par la police secrète du Tsar, l'Okhrana.
Mutinerie de la garnison de Petrograd
Les fraternisations entre ouvriers et soldats avaient rapidement commencées et le travail des bolcheviques avait fait son oeuvre. De nombreux soldats passaient dans le camp des manifestants.
Ce 11 mars, la 4ème Compagnie des Grenadiers du Régiment de la Garde Pavlovski (unité d'élite de l'armée russe) se saisit des armes puis se mêle à la foule, et ouvre le feu sur la police montée. Isolée, sans coordination, cette unité sera rapidement désarmée et encasernée. 19 de ses soldats seront condamnés à mort (mais libérés plus tard, suite à la mutinerie de la garnison).
Le Tsar, toujours en poste à Moguilev (Bélarus) proclame l'état de siège, et ordonne la dissolution de la Douma (parlement sans réel pouvoir, contrôlé par des partisans du Tsar et des partis bourgeois modérés, les "Octobristes" en référence à la révolution de octobre 1905).
Dans la nuit du 11 au 12 mars (26 -27 février) 1917, deux régiments de la Garde impériale se joignent à leurs « frères ouvriers ». Soldats et ouvriers fraternisent, s'emparent de l'arsenal, distribuent des fusils à la foule et occupent les points stratégiques de la capitale. Au cours de la journée, la garnison de Petrograd (environ 150.000 hommes) est passée du côté des insurgés.
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