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Référendum à l’usine Nissan de Canton aux États-Unis
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Depuis la France, le référendum organisé à l'usine Nissan de Canton dans l'État du Mississippi est très suivi. Les 4 000 ouvriers ont enfin eu la permission de Nissan-Renault de créer un syndicat, soutenus par leurs homologues français du groupe.
Le constructeur automobile Nissan-Renault est pointé du doigt pour la gestion de son usine de production de Canton, dans l'État du Mississippi aux États-Unis. Le groupe a fini par accepter de consulter les 4 000 ouvriers sur la création d'une section syndicale, jusqu'ici interdite dans l'usine. Le référendum était prévu jusqu'au vendredi 4 août 2017. L'immense majorité de ces ouvriers sont noirs et les défenseurs des droits civiques, dont l'acteur Danny Glover (vu notamment dans L'arme fatale au côté de Mel Gibson) ont pris fait et cause pour eux, dénonçant une forme de discrimination, voire de racisme. Mais les syndicats de Renault en France expriment également leur solidarité.
"On a du mal à s'imaginer les pressions et les répressions qui existent aux États-Unis"
L'image de Danny Glover venant défiler à Paris en octobre 2016 aux côtés des personnels de Renault avait marqué les esprits. Et elle aura peut-être servi à faire céder la direction de l'usine Nissan de Canton aux États-Unis. En effet, l'interdiction d'y créer un syndicat serait levée en cas de victoire du oui au référendum. Fabien Gache, délégué syndical CGT chez Renault, est même allé manifester devant l'usine américaine. Il mesure à quel point la situation est différente : "En France, nous avons du mal à imaginer quelles peuvent être les pressions et les répressions organisées au niveau local".
C'est pitoyable. La direction de Renault botte en touche.
Fabien Gache, délégué CGT de Renaultà franceinfo
Au-delà de l'équipe de management de l'usine de Canton, les syndicats français mettent en cause la direction du groupe, dont le PDG Carlos Ghosn et la directrice des ressources humaines, qu'ils ont plusieurs fois alerté en vain. Fabien Gache les a interpellé personnellement : "La réponse du directeur local a l'air de leur suffire pour considérer que tout se passe dans le meilleur des mondes."
Les syndicalistes français n'ont pas eu davantage de succès auprès du conseil d'administration de Renault qu'ils ont pourtant tenté de sensibiliser. Comme les représentants de l'État, actionnaires de Renault à hauteur de 20%.




