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Hamon rejoint Mélenchon dans la rue
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http://www.liberation.fr/france/2017/09/07/benoit-hamon-rejoint-melenchon-dans-la-rue_1594789
Le dernier candidat socialiste à la présidentielle a annoncé sa présence lors de la manifestation organisée par les syndicats, le 12 septembre, et celle de la France Insoumise, onze jours plus tard.
Les divisons s’effacent lentement : à quelques jours des manifestations pour s’opposer aux ordonnances qui réforment le code du travail, une partie de l’opposition reprend langue. Des rencontres, des signes à distance. Mercredi, le leader de la CGT, Philippe Martinez, a rencontré les députés de la France Insoumise. Les différends restent mais l’ambiance s’est réchauffée : chacun reste dans son couloir et évite de donner des coups de pied sous la table à son copain. Jeudi, c’est Benoît Hamon qui a pris la parole.
«Heureux»
Sur Europe 1, l’ancien candidat à la présidentielle a confirmé sa présence à la manifestation organisée par les syndicats, le 12 septembre, et à celle de la France Insoumise, onze jours plus tard.
Dans la foulée, tous les députés insoumis ont félicité ce choix sur les réseaux sociaux. Alexis Corbière s’est dit «heureux» ; selon Adrien Quatennens, c’est une «bonne nouvelle». Résultat, quatre mois après la présidentielle et le débat qui a animé toute la campagne, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon seront côte à côte dans le cortège. Certains diront qu’il est trop tard. Et d’autres que l’avenir est encore devant eux.
Pour autant, la présence de Benoît Hamon le 23 septembre ne signifie pas alliance. Le fondateur du mouvement M1717 estime que la discussion avec Jean-Luc Mélenchon est nécessaire. «Ne pas dialoguer avec lui ou ne pas considérer le poids politique qui est le sien serait une erreur», argumente-t-il. Mais il garde ses distances avec la France Insoumise, notamment sur la stratégie et le choix des mots. Jean-Luc Mélenchon parle de «coup d’Etat social» alors que Benoît Hamon demande un «nouveau contrat social».
«Reconstruire des dynamiques politiques»
La présence de Benoît Hamon à la marche des insoumis fait jaser dans les couloirs de Solferino. Plusieurs dirigeants comprennent ses choix à moitié. Ils estiment que son départ du PS était précipité. Et qu’il tombe une nouvelle fois dans la gueule du loup. Un membre de la direction souffle : «Déjà, durant la présidentielle il s’est tiré une balle dans le pied en signant un pacte de non-agression avec Mélenchon et aujourd’hui il recommence en participant à sa marche.» Benoît Hamon regarde ailleurs. Il ne répond pas aux commentaires.
En privé, il s’étonne de l’absence du PS dans les manifestations. «Une faute», selon lui. Les socialistes prévoient «des rassemblements devant les préfectures» et la distribution de «millions de tracts» pour s’opposer aux ordonnances. Et lorsque l’on interroge le tout nouveau «ex» socialiste sur le futur et sa place entre Mélenchon et Macron, il répond : «Je laisse ça à ceux qui veulent occuper l’espace, moi ce qui m’intéresse c’est de reconstruire des dynamiques politiques.»




