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Grèce. Syriza, trois ans seulement, que de reniements !

Grèce

Brève publiée le 10 octobre 2018

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

http://npaherault.blogspot.com/2018/10/grece-syriza-trois-ans-seulement.html

Avertissement d'incendie pour la gauche de transformation sociale : céder un peu, c'est céder sur tout !

"Iñigo Errejon, l’un des principaux dirigeants de Podemos, a déclaré  que « compte tenu de ces contraintes, le bilan [de Tsipras] est plutôt satisfaisant »". Mélenchon, lui, n'est pas tendre avec Tsipras mais il va mener campagne européenne avec Podemos et, sur les migrant-es, il commence à céder un peu (lire). Beaucoup, à la folie ?


 Depuis leur capitulation en juillet 2015 devant la Troïka des créanciers de la Grèce (UE, Banque centrale européenne, FMI), Tsipras et son gouvernement ont appliqué de façon inflexible les mêmes politiques néolibérales de choc que tous les gouvernements grecs qui se sont succédé depuis 2010, date du premier Mémorandum signé avec la Troïka. Le gouvernement Syriza a ainsi procédé à une réduction drastique des dépenses publiques, à la poursuite de la déréglementation et à une vague sans précédent de privatisations. Les salaires stagnent au niveau atteint après plusieurs années de chute sévère, les retraites et des aides sociales de nouveau ont été amputées. L’investissement public (et privé) s’est effondré, tandis que les impôts indirects et directs ont atteint des niveaux sans précédent, frappant impitoyablement les ménages à revenus faibles et moyens. La seule différence avec les prédécesseurs est que Tsipras et son parti ont été élus en janvier 2015 précisément dans le but de renverser ces politiques. […] 

Un seuil symbolique dans cette escalade répressive a été franchi le 26 septembre, quand Panagiotis Lafazanis, une figure respectée de la gauche radicale, a reçu une convocation pour répondre à des accusations concernant sa participation à des actions de protestation hebdomadaires contre les saisies et les ventes aux enchères[10]. Lafazanis était ministre de l’énergie au sein du premier gouvernement Syriza (janvier à juillet 2015) et la figure de proue de la « Plate-forme de gauche», qui regroupait à l’époque la majeure partie de l’aile gauche de Syriza. Il est maintenant secrétaire national d’Unité Populaire, un front politique créé l’été 2015, principalement par les forces de la Plateforme de gauche, qui ont quitté Syriza et ont été rejointes par d’autres organisations de la gauche radicale. 

C’est la première fois depuis la chute de la dictature (1974) – au cours de laquelle Lafazanis a été persécuté pour ses activités clandestines au sein du mouvement étudiant et de l’organisation de jeunesse du parti communiste – qu’un dirigeant d’un parti de gauche fait l’objet de poursuites pour son activité politique. Les chefs d’accusation à son encontre concernent des infractions présumées à pas moins de 15 articles du code pénal, sanctionnées par des peines de prison pouvant aller jusqu’à deux ans. S’il est reconnu coupable de toutes les accusations, la peine pourrait aller jusqu’à neuf ans.Cliquer ici
 

 La maxime du jour

L'austérité la plus violemment capitaliste, policière et liberticide, se propage aussi par la gauche dite radicale pour vaincre les résistances, au moins provisoirement mais, hélas, trop durablement, par le choc de démoralisation exponentielle provoqué dans les bases populaires trahies. La preuve irréfutable par Syriza !

A gauche le bras armé de Syriza et de la Troïka en pleine action

La solution ? Aucune foi en un Sauveur ou son parti, élévation, sans attendre, du niveau d'exigence sur le contrat moral et politique du changement annoncé, rupture ouverte, dès la première incartade sur ce contrat et, enfin et surtout, travail de mobilisation sociale, indépendante, seul vecteur crédible dudit changement ! (Auteur anonyme).

Le projet de Syriza s’affirme clairement avec la composition du nouveau gouvernement, où entrent désormais des responsables du Pasok qui n’en ont pas claqué la porte, comme ce fut le cas de ministres ou députéEs antérieurs : face à une droite à la Wauquiez, voire comme on le dit ici « pinochétiste » en matière économique, l’objectif est de tenter de construire une « alliance des progressistes », réformistes respectueux de la troïka, en vue des élections de 2019. 

Le mouvement ouvrier est partagé : une partie, découragée, espère surtout que Tsipras pourra obtenir de la troïka la non-application de la nouvelle et grave baisse des retraites voulue par les instances. Mais pour de très nombreux travailleurEs, ce ne sont que des miettes, et les mémorandums continuent. Cliquer ici
 

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Syriza ? Les bras vous en tombent...