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Manifestations énormes au Portugal
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Organisés via internet, ces rassemblements ont réuni des Portugais de toutes catégories scandant "Dégage! Le FMI, c'est faim et misère" et exigeant la démission du gouvernement de centre-droit.
A Lisbonne, la foule a recouvert l'avenue de la République et les rues adjacentes. Elle est passée devant les locaux du FMI, protégés par un cordon policier. Certains ont tout de même jeté des tomates et des bouteilles en plastique contre le bâtiment.
Un grand rassemblement a aussi eu lieu à Porto et de plus modestes dans d'autres villes.
"Les gens en ont assez de se faire voler par la politique de ce gouvernement, qui menace maintenant de nous étrangler. Si nous sommes suffisamment nombreux dans la rue aujourd'hui, nous prouverons qu'il y a un divorce complet entre ce gouvernement et la volonté du peuple", a dit Joao Pascual, employé de banque de 56 ans.
Enseignant au chômage, Andre Pestana, 35 ans, a insisté: "Il est temps de dire 'assez' au vol et aux mensonges. Le gouvernement n'a respecté aucune de ses promesses (...) J'espère que cette manifestation est la première étape vers un changement."
Le Portugal a obtenu au printemps 2011 une aide de 78 milliards d'euros de la part de l'UE et du FMI. En échange, le gouvernement a alourdi les impôts et réduit drastiquement les dépenses publiques. Cette politique a fait grimper le taux de chômage au-dessus de 15% et a plongé le pays dans sa plus grave récession depuis les années 1970.
TENSIONS DANS LA COALITION
Le gouvernement envisage désormais de porter de 11% à 18% le taux des cotisations sociales sur les salaires.
L'opposition socialiste a menacé de briser le consensus de la classe politique en faveur de l'austérité si le gouvernement maintenait ce projet sur le financement de la sécurité sociale.
Cette mesure suscite aussi des tensions au sein de la coalition au pouvoir entre le Parti social démocrate du Premier ministre Pedro Passos Coelho et son allié, le Parti Populaire (CDS-PP).
Chef de file du CDS-PP et ministre des Affaires étrangères, Paulo Portas a exprimé son hostilité à cette hausse des cotisations sociales.
Cité samedi par l'hebdomadaire Expresso, il a déclaré: "Je ne plongerai pas mon pays dans une crise politique irresponsable mais je ne trahirai pas non plus l'identité du CDS."
Le président Anibal Cavaco Silva a convoqué une réunion vendredi prochain du Conseil d'Etat, organe consultatif. Si le chef de l'Etat dispose essentiellement de fonctions honorifiques, il peut tout de même opposer son veto à certaines lois, notamment sur le budget, ou agir en médiateur entre le gouvernement et l'opposition.
De nombreuses banderoles brandies samedi par les manifestants invitaient le président à intervenir pour bloquer cette hausse des cotisations sociales.




