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La manifestation anti-Trump à Paris peu suivie
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Alors que les autorités craignaient des débordements, le rassemblement contre la visite du président américain est resté bon enfant, sans déplacer les foules.
La manifestation avait été annoncée « à risques » par les autorités. Finalement, le rassemblement anti-Trump organisé ce dimanche place de la République à Paris s’est déroulé sans incidents et a surtout eu du mal à faire le plein. Au milieu des flaques d’eau et des bourrasques, plusieurs centaines de personnes avaient répondu à l’appel, 1500 selon la Préfecture de police.
Entre les banderoles « anti-impérialistes » ou « Trump nourrit les riches et enterre les pauvres », le rassemblement très hétéroclite rappelait les mouvements des années 1970. On y retrouvait les mêmes slogans divers comme « No Nuke » (NDLR : non à l’armement nucléaire). Seul un clown portant un masque plus vrai que nature du président américain et imitant ses attitudes faisait l’unanimité des badauds, qui n’ont cessé d’immortaliser le personnage à la fameuse cravate pourpre.

Un homme au masque de Trump a fait le bonheur des badauds./LP/Arnaud Dumontier
De la lutte pour l’indépendance du Kurdistan aux divers comités de soutien à la Palestine, la place n’a jamais été bondée. Parmi la foule bon enfant, quelques militants américains comme Amanda, la soixantaine, poncho aux couleurs de l’arc-en-ciel sur les épaules, qui multiplie les critiques sur « le bigot Trump faux chrétien mais vrai marchand d’armes ». D’autres clament : « Vive l’internationalisme ». Sans grande reprise dans la foule.
Les plus surpris étaient surtout ces touristes australiens et canadiens de retour des cimetières militaires de la région d’Ypres en Belgique ou de Vimy où les soldats du Commonwealth sont tombés dans les plaines de Flandres et de l’Artois durant la Grande Guerre. « Mais c’est se moquer de nos morts, de nos aïeux, ils ne sont pas morts pour défendre un quelconque prédateur impérialiste, ils ont choisi de s’engager pour une certaine idée de la liberté », glisse Théophile Hébert, 78 ans, appuyé sur ses cannes et petit-fils d’un « caporal » sapeur de mines porté disparu dans ces combats. « Il ne faut pas confondre les combats d’hier et ceux d’aujourd’hui. C’est un jour de mémoire pas de revendications », nuançait Julius, son gendre, pressé de rejoindre leur hôtel.
Black Blocs déçus
La manifestation a bien été le rendez-vous comme prévu de quelques groupes de « Black Blocs », dissimulés sous des capuches et des foulards. Ils étaient une cinquantaine rassemblée sur la balustrade en pierre du métro République. La plupart sont arrivés et ont franchi les accès sans difficulté en se faisant passer pour des livreurs d’une société de repas à domicile.
Mais vers 16h30, voyant que la foule n’était pas vraiment au rendez-vous, ils ont tous décroché vers le boulevard Voltaire et le boulevard Beaumarchais, en prenant bien la précaution d’enlever capuches et cache-nez.

Environ 1500 personnes étaient rassemblées selon la préfecture de police./LP/Arnaud Dumontier
A 17 heures, la place de la République cernée par les forces de l’ordre était rendue à la circulation et les terrasses des bars et restaurants réinvesties. Seul le stand d’opposants africains contre les dictateurs du continent présents chaque semaine sur l’esplanade faisait encore de la résistance sous la pluie.




