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Grèce : Coordination pour un mouvement de grève illimitée
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les ouvriers des chantiers navals de Skaramangas qui sont rentrés dans le ministère de la Défense Jeudi 4 Octobre, ont montré de la manière la plus claire la nouvelle phase dans laquelle est entré le mouvement ouvrier après le succès de la grève générale du 26 Septembre.
Face à un gouvernement qui s’enfonce dans les scandales mais persiste à imposer le nouveau paquet de mesures barbares de la Troïka, des centaines et des milliers de travailleurs se soulèvent et exigent l’amplification des luttes pour le renversement.
La colère ouvrière déborde d’abord parce que face à eux, les ouvriers se trouvent confrontés au gouvernement Samaras – Venizélos – Kouvelis qui se moquent ouvertement d’eux. Ceux la même qui parlent de « renégociations », de « rallongements » et de « perspectives de développement », courent imposer un pillage pire encore que les précédents mémorandums.
Ils volent les salaires et les retraites de gens qui déjà n’arrivent plus à s’en sortir, et les offrent aux banquiers pour faire une fête de « rachats » : Sallas de la banque du Pirée s’est emparé de la Banque Agricole, Kostopoulos de Alphabank de la Banque Commerciale, et la Banque Nationale et Eurobank se préparent a une union avec comme dot la Caisse d’Epargne.
Devant les yeux indignés des ouvriers non-payés ou licenciés, on voit défiler Meimarakis de la Nea Demokratia avec un nouveau scandale style « Vatopedi », Venizelos du PASOK avec la liste des coupables d’évasion fiscale dans sa poche, Dendias, ministre de l’intérieur avec les MAT (CRS) main dans la main avec les néonazis de Chrysi Avgi. Mais ce n’est pas « seulement » la colère et le dégout qui soulèvent les gens. C’est aussi l’expérience des luttes et la confiance que l’on peut continuer et intensifier ces luttes. La première confrontation ouvrière avec Samaras, le 1er ministre, n’était pas seulement massive avec des milliers de manifestants dans toutes les villes ; elle avait comme principal slogan le cri “désobéissance, grève illimitée”. Ce cri, les ouvriers de Skaramangas l’ont réalisé en pratique et ils ont exigé que les ministres de la “défense” successifs cessent de se moquer d’eux ; ces ouvriers ont bravé les généraux qui les appelaient à respecter le « ministère de la patrie » (comme si eux même le respectent quand ils se partagent les bakchich avec Tsohatzopoulos, l’ancien ministre du PASOK), et livré un combat avec les CRS dans le ministère et devant le bâtiment central de la police.
Et ils ne sont pas seuls. Les travailleurs du Metro et du tram se coordonnent et ont décidé des grèves de 48h reconductibles contre le paquet de mesures de Stournaras, ministre de l’Economie. La même décision a été prise par la GENOP-DEI, syndicats des travailleurs de la compagnie d’Electricité, et par le réseau de coordinations des hôpitaux, également par le syndicat des travailleurs des municipalités, POE-OTA, qui a aussi décidé des occupations de mairies dans tout le pays. La Coordinations des Syndicats de Base se prépare aussi dans le même sens, et la même décision a aussi été prise par la Rencontre de Resistance Ouvrière, qui a eu lieu dimanche 30 Septembre au théâtre Diana.
Le moment est venu de coordonner toutes ces forces dans un meeting commun afin que se réalise l’exigence ouvrière pour une intensification de la lutte avec des grèves reconductibles. Nous participons aux manifestations de travailleurs de Samedi et de Lundi à Syndagma et demandons à la réunion plénière du Conseil d’Administration de la GSEE (Confédération Nationale des Travailleurs) qui se réunit Mardi, d’appeler à des grèves de 48h reconductibles. Si elle ne le fait pas, l’initiative revient à la base.
C’est le moment pour la Gauche de se mettre en avant de cet effort.
De soutenir l’organisation de la vague de grèves par en bas, de faire sienne le slogan « désobéissance, grève illimitée » et d’ouvrir la perspective d’une solution ouvrière alternative face aux Troïka et aux mémorandums. C’est le moment de faire entendre clairement dans le mouvement ouvrier la voix de la gauche anticapitaliste qui parle de cessation du paiement de la dette et de contrôle ouvrier partout.
Venez renforcer cette voix.




