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G7 : à quoi s’attendre lors du contre-sommet ?

Brève publiée le 20 août 2019

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Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

https://fr.news.yahoo.com/g7-contre-sommet-a-quoi-sattendre-081301884.html

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Des manifestants anti-G7 au Pays basque

En parallèle du sommet du G7 à Biarritz, les opposants tiendront un contre-sommet à la frontière franco-espagnole. Des gilets jaunes seront présents.

Actions de désobéissance civile, manifestation, débats, crainte de débordements... Les opposants au G7 organisent un contre-sommet, à Hendaye et Irun, à une vingtaine de kilomètres de Biarritz. Durant plusieurs jours, près de 12 000 personnes sont attendues pour des conférences, des échanges et des manifestations.

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Au total, une centaine de conférences, avec “plus de 200 intervenants, du monde associatif, syndical et politique”, nous précise Aurélie Trouvé, porte-parole du mouvement Attac, organisateur du contre-sommet, qui débute ce lundi 19 août.

Plusieurs personnalités seront présentes pour participer aux débats, comme les députés Insoumis Clémentine Autain et Eric Coquerel, Olivier Besancenot (NPA), David Cormand, Secrétaire national d’EELV, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT et Cécile Duflot, ancienne ministre de l'Égalité des territoires et du Logement et directrice générale d’Oxfam France.

Des figures des gilets jaunes seront présentes

Un “village gilet jaune” est également prévu sur le lieu du contre-sommet. L’une des figures du mouvement, Jérôme Rodrigues, a annoncé sa participation aux manifestations d’opposants au G7.

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Les manifestations prévues

Le samedi 24 août, date de début du sommet, est considéré comme le “point d’orgue” de la mobilisation. Une manifestation, déclarée, aura lieu à Hendaye, à une vingtaine de kilomètres du sommet. Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac, promet une mobilisation “familiale et festive”.

Les autorités craignent la présence de blacks blocs, souvent présents lors des sommets internationaux. Pour sécuriser le sommet et le contre-sommet, Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, a promis “une mobilisation exceptionnelle des forces de sécurité intérieure”. Selon BFMTV, plus de 10 000 policiers et gendarmes seront mobilisés à Biarritz et aux alentours le week-end prochain.

“Notre seule crainte, la violence policière”

Aurélie Trouvé rappelle le consensus d’action des organisateurs du contre-sommet : “Nous souhaitons que les mobilisations que l’on organise soient pacifiques. Nous refusons de participer à l’escalade de la violence orchestrée par les forces policières et l’État. Nous ferons tout pour faire baisser le niveau de violence et ne pas répondre à la violence par la violence”.

Pour éviter tout débordement, les organisateurs ont prévu un “service de médiation” pour calmer les esprits en cas de tension. “La seule crainte de violence que l’on a, sur nos mobilisations, c’est celle de la violence policière, de la violence d’État”, nous précise Aurélie Trouvé.

Une “marche des portraits” de Macron

Le dimanche 25 août sera également un moment fort pour les opposants au sommet du G7. Le matin, la mobilisation prendra une tournure écologiste avec une “marche des portraits”, organisée par le mouvement ANV - COP21. Quelques-uns des 125 portraits d’Emmanuel Macron, réquisitionnés par des militants dans des mairies depuis plusieurs mois, seront de sortie dans le centre de Bayonne.

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Objectif de cette marche : “dénoncer le double discours d’Emmanuel Macron qui apparait sur la scène internationale comme le champion de la Terre mais dont la politique est insuffisante sur la scène nationale pour respecter l’accord de Paris”, nous confie Pauline Boyer, porte-parole du mouvement ANV-COP21.

“Une marche 100% non-violente”

Les portraits, réquisitionnés illégalement, ont valu des condamnations à certains militants. Pour mener à bien la manifestation, le mouvement souhaite “brouiller les pistes”. “On invite les participants à venir avec des tableaux emballés sous le bras, afin que les forces de l’ordre ne puissent pas récupérer les tableaux du président”, ajoute Pauline Boyer.

Là aussi, les organisateurs mettent en avant le caractère pacifiste de la manifestation. “La participation à cette marche des portraits doit se faire impérativement à visage découvert et de manière 100% non-violente”, rappelle la porte-parole d’ANV-COP 21.

La crainte de débordements prise au sérieux

Autre mobilisation le dimanche 25 août, l’après-midi. Les organisateurs du contre-sommet appellent à former “une zone arc-en-ciel” autour de Biarritz, en se rassemblant sur sept places. Objectif selon les organisateurs : “protester contre l’interdiction de manifester et les restrictions des droits civiques fondamentaux imposés” avec l’organisation du G7 à Biarritz. Là aussi, le rassemblement se veut pacifiste.

Lors de ces événements organisés, et qui se veulent pacifiques, pourraient se greffer des éléments radicaux, présents pour en découdre avec les forces de l’ordre. Une menace prise en compte par les autorités, alors que les appels se multiplient sur les réseaux sociaux à “envahir Biarritz, par tous les moyens possibles”, le 24 août.

Jusqu’à 400 gardes à vue par jour

Preuve que les autorités se préparent à des débordements, 70 avocats seront mobilisés pour la permanence pénale, contre 8 en temps normal. Selon Sud-Ouest, 17 procureurs vont se relayer à la permanence du parquet de Bayonne, dont certains viennent spécialement de Pau.

Un militant allemand, soupçonné d’être un activiste d’ultra-gauche, a été reconduit à la frontière début août. Il aurait pris part à des débordements en marge du G20 de 2017, à Hambourg. Il aurait aussi été contrôlé près de Bure, il y a un an et demi, lors d'une manifestation contre le projet d'enfouissement de déchets nucléaires.

Il avait prévu de se rendre au G7 de Biarritz pour une radio allemande, engagée à gauche, qui l’emploie comme pigiste.

Le centre de rétention administrative d’Hendaye, chargé d’accueillir les personnes en situation irrégulière, a spécialement été fermé en août. Les différentes infrastructures pourront accueillir jusqu’à 400 gardés à vue par jour.