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Elections au Japon: la coalition au pouvoir a mieux résisté que prévu
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Elections au Japon: la coalition au pouvoir a mieux résisté que prévu (france24.com)
La coalition gouvernementale au Japon a réussi à conserver le pouvoir, perdant moins de sièges que prévu lors d'élections législatives dimanche qui constituaient le premier test majeur pour le Premier ministre Fumio Kishida, selon de nouvelles estimations publiées lundi
Lors d'une conférence de presse, M. Kishida a estimé lundi que le scrutin avait été "très difficile", mais que les électeurs avaient démontré qu'ils souhaitaient un "gouvernement stable" de la majorité sortante pour façonner l'avenir du pays.
Il a fait ces déclarations après que son Parti libéral démocrate (PLD, droite nationaliste) et son partenaire, le Komeito (centre-droit), ont remporté 293 des 465 sièges à la Chambre basse du Parlement, selon les derniers décomptes des médias japonais.
Bien qu'il s'agisse d'une petite baisse par rapport aux 305 sièges que ces deux partis détenaient précédemment, leur coalition sortante garde ainsi une majorité appréciable donnant au gouvernement une "stabilité" notable, a estimé le quotidien Asahi.
Dès dimanche soir, M. Kishida avait déclaré qu'il comptait désormais aller très vite sur le nouveau plan de relance massif qu'il a promis pour accélérer la reprise économique au Japon, en voulant faire voter un budget supplémentaire d'ici la fin de l'année.
Avec la majorité confortable dont M. Kishida dispose, "le plan de relance budgétaire sera adopté aisément", a estimé Takahiro Sekido, stratégiste chez MUFG Bank.
Ce qui donnait un coup de fouet à la Bourse de Tokyo, qui a grimpé lundi de plus de 2%.
"Confiance très précieuse"
"Je crois que nous avons obtenu une confiance très précieuse" des électeurs, avait aussi estimé dimanche soir Fumio Kishida, 64 ans, devenu Premier ministre il y a à peine un mois, tout en reconnaissant un léger repli de sa formation qui a gouverné presque sans interruption le Japon depuis 1955.
Ayant fait de la lutte contre le Covid-19 sa priorité numéro un, Fumio Kishida a aussi promis de combattre les inégalités sociales, sans toutefois préciser les mesures qu'il compte mettre en oeuvre.
L'été prochain, il devra faire face à une nouvelle élection, cette fois-ci à la Chambre haute du Parlement qui, selon le quotidien économique Nikkei, sera un test de "ce qu'il aura accompli" d'ici là.
Il a déclaré vouloir assister au sommet sur le climat de la COP26 qui vient de s'ouvrir à Glasgow (Ecosse), et devrait quitter le Japon tôt mardi pour ce premier déplacement à l'étranger en tant que Premier ministre.
La coalition gouvernementale, surtout le PLD, redoutait une perte de sièges substantielle après la démission en septembre du prédécesseur de M. Kishida, Yoshihide Suga, un an seulement après son entrée en fonction.
La surprise d'Osaka
M. Suga avait battu des records d'impopularité en raison de sa gestion maladroite de la crise sanitaire et de son maintien coûte que coûte des Jeux olympiques de Tokyo l'été dernier, malgré l'opposition d'une majorité de Japonais.
Le PLD disposait auparavant d'une majorité écrasante de 276 sièges sur les 465 que compte la Chambre basse du Parlement. Il en a conservé 261 à l'issue des élections de dimanche, ce qui lui assure une confortable majorité absolue à lui seul.
Cinq partis d'opposition, dont le principal d'entre eux, le Parti démocrate constitutionnel (PDC, centre-gauche), s'étaient associés dans de nombreuses circonscriptions pour ces législatives. Mais ils n'ont finalement pas réussi à faire une percée en raison de désaccords entre le PDC et le Parti communiste japonais, notamment sur la relation avec les Etats-Unis.
La surprise de ces législatives est venue d'un parti populiste originaire d'Osaka (ouest), le Parti japonais de l'innovation (Nippon Ishin no Kai), qui est devenu la troisième force parlementaire du pays avec 41 sièges, soit quatre fois plus que précédemment.
Cette formation, qui n'était pas dans l'alliance d'une partie de l'opposition, "a recueilli les voix d'électeurs conservateurs frustrés par la coalition gouvernementale PLD-Komeito", a estimé le quotidien conservateur Yomiuri.
Le taux officiel de participation aux législatives de dimanche n'avait toujours pas été publié lundi matin. Mais selon une estimation de l'agence Kyodo, il s'établirait à 55,93%, le troisième plus bas depuis l'après-guerre mais en légère progression par rapport aux précédentes législatives de 2017.




