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USA : l’inflation s’accélère encore en janvier, à 7,5% sur un an
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
USA : l'inflation s'accélère encore en janvier, à 7,5% sur un an (lefigaro.fr)
L'inflation a continué à s'accélérer en janvier aux États-Unis pour atteindre 7,5% sur un an, son rythme le plus rapide depuis près de 40 ans et plus qu'attendu, mais la hausse des prix reste toutefois stable sur un mois.
Dès mercredi, la Maison Blanche avait laissé entendre que les chiffres de l'inflation seraient encore mauvais en janvier. Il faut remonter à février 1982 pour retrouver une inflation annuelle aussi élevée, selon l'indice des prix à la consommation (CPI) publié jeudi par le département du Travail.
Sur un an, les prix de l'énergie ont augmenté de 27%, et ceux de l'alimentation ont grimpé de 7%. La hausse des prix à la consommation sur un mois est de 0,6%, comme en décembre, dont les données ont néanmoins été révisées en légère hausse. Le ministère attribue cette nouvelle accélération notamment, aux prix de l'alimentation, de l'électricité et du logement.
Les prix des produits alimentaires ont grimpé de 0,9%
Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 0,9% en janvier contre 0,5% en décembre. Ceux de l'énergie ont aussi augmenté de 0,9%, la hausse des prix de l'électricité ayant toutefois été partiellement compensée par le recul des prix de l'essence et du gaz naturel, précise le ministère. En excluant les secteurs volatils de l'énergie et de l'alimentaire, l'inflation dite sous-jacente enregistre sur un mois la même hausse qu'en décembre, de 0,6%, et s'accélère sur un an, à 6,0%.
Les articles d'ameublement et décoration, les voitures d'occasion, les soins médicaux et les vêtements figurent parmi les articles dont les prix ont le plus grimpé en janvier par rapport à décembre, précise encore le ministère. En 2021, l'inflation avait atteint 7%, son niveau le plus élevé depuis près de 40 ans. L'inflation mensuelle, cependant, avait ralenti par rapport à novembre (0,5% contre 0,8%), notamment car la hausse des prix de l'énergie avait ralenti pour la première fois depuis des mois.
L'opposition républicaine ainsi que des économistes estiment que celle-ci est la conséquence directe de la politique économique de Joe Biden, qui avait fait voter l'an passé au Congrès un gigantesque plan d'urgence de 1.900 milliards de dollars. Mais la flambée des prix est aussi le résultat d'une combinaison de facteurs liés à la pandémie, dont des problèmes sur les chaînes d'approvisionnement, des pénuries de composants et des pénuries de main d'œuvre.
Ainsi Brian Deese, le conseiller économique de Joe Biden, a répété mercredi que l'inflation était un «phénomène mondial». Il soutient que celle-ci va se modérer quand les dépenses des consommateurs vont se réorienter vers les services plutôt que vers les biens.




