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Duel féminin en vue pour la succession de Philippe Martinez
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Lors du cinquante-troisième congrès confédéral de la Confédération Générale du Travail (CGT) à la fin du mois de mars 2023 à Clermont Ferrand, Marie Buisson devrait affronter une autre candidate à la succession de Philippe Martinez, qui l'a désignée comme sa dauphine au mois de juin 2022. Il s'agit de Céline Verzeletti, secrétaire générale adjointe de l’Union Fédérale des Syndicats de l’Etat (UFSE) de la CGT et membre du bureau confédéral de la CGT qui a le soutien des plus grosses fédérations de la CGT.
Ils sont unis dans le combat contre la réforme des retraites, même si le ton peut différer parfois. Les militants de la CGT pourraient en revanche bien se diviser sur la désignation du successeur de Philippe Martinez à la tête de leur syndicat. Ce sont deux femmes qui devraient en définitive s'affronter pour succéder à Philippe Martinez à la fin du cinquante-troisième congrès confédéral de la CGT du 23 mars au 27 mars 2023 à Clermont-Ferrand.
Philippe Martinez a mis au mois de juin 2022 sur orbite Marie Buisson , la secrétaire générale de la petite Fédération de l’Education, de la Recherche et de la Culture (FERC), qui n'a toujours pas réussi à s'imposer après de longs mois.
Mais jusqu'à présent, elle n'était pas véritablement menacée car seul un autre militant s'était déclaré. Olivier Mateu, secrétaire général de l’union départementale des Bouches-du-Rhône montre ses muscles, mais pour l'heure il n'est pas en capacité de se porter candidat. Il faut pour cela être membre de la future Commission Exécutive Confédérale (CEC), mais son nom ne figure pas sur la liste qui sera soumise au vote.
Il représente de surcroît la minorité protestataire de l'organisation, affiliée à la Fédération Syndicale Mondiale (FSM), ancienne organisation syndicale internationale des syndicats du bloc communiste et qui rassemble désormais de nombreux syndicats de nombreuses dictatures, ce qui en fait un repoussoir pour la majorité des militants.
Tout autre pourrait être la candidature de Céline Verzeletti, qui devrait être annoncée officiellement avant la fin de la semaine. Cette ancienne surveillante de prison, âgée de cinquante-quatre ans, qui a commencé par travailler dans le privé, a longtemps dirigé le syndicat de l'administration pénitentiaire. Elle est actuellement secrétaire générale adjointe de l’UFSE.
Son nom, seul ou en binôme, circulait depuis de nombreux mois comme un nom alternatif à celui de Marie Buisson. Contrairement à Olivier Mateu, elle ne s'inscrit pas en rupture avec la ligne confédérale. Elue à la CEC lors du congrès de 2013, elle est entrée à son bureau confédéral quand Philippe Martinez est devenu secrétaire général, ce qui ne l'a pas empêchée ces derniers mois de s'opposer régulièrement à lui. Elle représente souvent la CGT dans les médias et elle tourne dans l'organisation.
« Certaines organisations pensent que ma candidature permettrait un meilleur rassemblement à l’intérieur de la CGT », a déclaré Céline Verzeletti à l’Agence Education et Formation (AEF), Mardi 7 Mars 2023. « Elle semble réunir les conditions d'un large accord, d'un rassemblement de l'ensemble des organisations de la CGT, de la possibilité d'un travail collectif au sein d'un bureau confédéral solide et d'une CEC élargie et d’une construction collective », affirment de nombreuses fédérations dans un texte commun, dont les Echos ont eu connaissance. Ce texte devrait être signé notamment par les fédérations les plus importantes, la Fédération de la Santé, la Fédération des Services Publics, la Fédération des Cheminots, la Fédération de l’Energie et l’UFSE.
Présenter ainsi une femme qui a l'expérience de la direction de la CGT au plus haut niveau coupe l'herbe sous le pied des partisans de Marie Buisson, qui accusent tous ses détracteurs de misogynie. En choisissant cette stratégie, l'entourage de la dauphine de Philippe Martinez, emmené par la directrice de cabinet de Philippe Martinez, Elsa Conseil, n'a pas joué la carte du rassemblement, mais il a au contraire attisé les divisions. La candidature de Céline Verzeletti rebat donc les cartes.
Mais tout n'est pas pour autant joué. Il reste en effet à savoir comment se positionnera l'appareil territorial de la CGT, que sont les unions départementales de la CGT. Ces organisations sont plus enclines à suivre le secrétaire général en place.
Cela dit, le débat au congrès ne devrait pas se résumer à une bataille de personnes. Les fédérations ont aussi l'intention de poser la question du fonctionnement de la direction de la CGT et notamment de sa dimension démocratique ou non. C'est le sens d’une note qui devrait être diffusée avant la fin de la semaine.




