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Une conférence sociale sur les salaires lunaire
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Une conférence lunaire – Arguments pour la lutte sociale (aplutsoc.org)

Mesdames et Messieurs les dirigeants syndicaux siégeant dans l'atmosphère feutrée du Conseil Économique Social et Environnemental
Lundi dernier se tenait la première conférence sociale du double quinquennat d’Emmanuel Macron, un format inauguré sous la présidence Sarkozy. Dans l’atmosphère feutrée du Conseil Économique Social et Environnemental – la troisième assemblée de la République pardi – ils sont venus, ils sont tous là, côté patronat comme syndicats, à l’exception de la FSU comme la question du traitement des fonctionnaires par le premier employeur du pays, l’État, était derechef écartée des débats.
Le vendredi dans la rue, le lundi à la table des « négociations »
Entendons-nous bien, l’auteur de ces lignes n’ignore pas que la vocation première d’un syndicat est la négociation collective, tant avec les pouvoirs publics que les employeurs, s’appuyant dès que possible sur la construction d’un rapport de force pour obtenir ne serait-ce qu’un résultat mais, au-delà du fait qu’il n’y avait nul grain à moudre, c’est bien à une reddition en règle à laquelle nous avons assisté.
En effet, après avoir été traités comme des paillassons lors de la lutte contre la réforme des retraites, les syndicats se sont prêtés à leur tour à un exercice de relégitimation du pouvoir, à l’instar des partis politiques de gauche qui ont, eux, participé aux Rencontres de Saint Denis en août dernier … tout en se réjouissant d’ailleurs de l’organisation, par le monarque républicain, d’une telle conférence !
Les salarié-es et, plus largement, les militant-es eux ne s’y sont pas trompés en traînant des pieds pour participer à la sempiternelle journée de mobilisation interprofessionnelle de rentrée du 13 octobre dernier (un vendredi de surcroît, tout un symbole) qui n’a réuni que 200.000 participant-es s – et moitié moins selon la police – bien qu’appelée par l’intersyndicale nationale, soit une démonstration de faiblesse à l’approche d’un sommet social.
Quand la montagne accouche d’une souris
C’est Bruno Lemaire, Ministre de l’Économie, pas celui du Travail, ni même la Première Ministre qui y participaient également, qui a fixé dès son ouverture les bornes à ne pas dépasser : pas de coup de pouce au SMIC, ni de mise en place d’indexation des salaires et encore mois d’augmentation générale. Là où le choix de la boycotter s’imposait (c’est d’ailleurs celui retenu de manière répétée par plusieurs organisations sous Hollande), il était encore temps de se lever et de se casser, mais chacun des participants a préféré y aller de sa petite intervention, avant la tenue de quatre ateliers consacrés à des sujets aussi essentiels que l’amélioration du pouvoir d’achat et des carrières, la lutte contre les temps partiels subis et les contrats courts, l’impact des cotisations et des prestations sociales sur les revenus et le renforcement de l’égalité professionnelle.
Sans surprise, rien de sérieux, ni même de concret n’est sorti de cette causerie hormis la création d’un nouveau bidule, le Haut Conseil des Rémunérations, de vagues promesses de sanctions pour les branches professionnelles qui continueraient à avoir une grille des salaires inférieure au SMIC et les entreprises qui laissent perdurer des inégalités de salaire entre les hommes et les femmes ainsi que la refonte du congés parental.
Dans leur communiqué suite à ce jeu de dupes, les confédérations, pour garder bonne figure, font part de leur déception : ainsi, pour la CFDT, « un rendez-vous utile mais trop peu ambitieux » et, pour la CGT, « aucune mesure immédiate pour les salaires ». La palme du « hors-sujet », pour reprendre le titre du sien, revient à Solidaires qui, après avoir trouvé bon repousser l’invitation de rencontrer Borne à Matignon pour la préparer, s’est senti tout de même obligée de pousser les portes du Palais d’Iéna pour l’y retrouver.
A quand les choses sérieuses, non seulement en rompant avec le dialogue social, conçu comme une machine à détricoter nos conquis, mais en mettant la priorité au renforcement de nos outils syndicaux, qui attirent du sang neuf, pour avoir l’énergie, qui nous a manqué en début d’année, à même de généraliser la grève ?
LD.




