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HONTEUX : CFDT, FO, CFTC acceptent la désindexation des pensions !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
L'accord final prévoit que les pensions complémentaires n'augmentent que de 0,5 % pour l'Agirc (cadres) et de 0,8 % pour l'Arrco (non-cadres), le 1er avril. Et ce alors que l'inflation a atteint 1 % en janvier en rythme annuel, selon les chiffres publiés mercredi par l'Insee. En 2014 et 2015, les pensions augmenteront à nouveau d'un point de moins que l'inflation. Des mesures de réduction du pouvoir d'achat des retraités qui rapporteront 2,3 milliards en 2017. Parallèlement, une hausse des cotisations de 0,25 point en deux ans devrait permettre de dégager 1,3 milliard d'euros. Ces cotisations sont payées à 60 % par les entreprises et à 40 % par les salariés.
"Sans accord, le déficit aurait atteint 8,6 milliards d'euros en 2017. Il sera réduit à 5,5 milliards avec ces mesures. Nous avons éloigné le danger d'une dizaine d'années", a expliqué Jean-François Pilliard, président de la commission protection sociale du Medef. Les deux régimes complémentaires peuvent en effet encore compter sur leurs réserves accumulées lors de périodes plus fastes, mais celles-ci fondent à vue d'œil, puisque les déficits des deux régimes ont dépassé les 4,5 milliards d'euros en 2012. Sans les mesures décidées mercredi, l'Agirc aurait épuisé la totalité de ses réserves en 2017, l'Arrco en 2020.
DES MESURES "INÉVITABLES DANS LE CONTEXTE ACTUEL", SELON LE MEDEF
"Ces mesures auront une efficacité relative : on repousse l'échéance de seulement quelques années", a contesté Jean-Louis Malys, le négociateur de la CFDT, tout en laissant entendre qu'il ne s'opposerait pas au texte parce qu'il permet de sauver temporairement les régimes. Les deux autres signataires fortement probables, FO et la CFTC se sont montrés tout aussi peu enthousiastes à l'idée d'entériner une diminution du niveau de vie des retraités, même s'ils se félicitaient d'avoir obtenu "des avancées", par une hausse des cotisations. "Toutes ces décisions n'appellent pas la joie et le bonheur, mais elles sont inévitables dans le contexte actuel", a défendu M. Pilliard, pour le Medef.
La CGT a justifié son refus d'entériner le texte au nom du maintien du niveau de vie des seniors. "Nous ne souhaitons pas abaisser le pouvoir d'achat des retraités", a défendu son négociateur, Eric Aubin, même s'il s'est félicité "d'avoir fait bouger les positions patronales au cours de la négociation". De con côté, la CGC a refusé de signer l'accord, parce qu'il prévoit une différence de revalorisation des pensions entre retraités cadres et non-cadres. "L'effort demandé aux classes moyennes est particulièrement important. Ce n'est pas dans mon mandat", a estimé Danielle Karniewicz, la négociatrice du syndicat des cadres.
Les négociations sur les retraites complémentaires étaient cruciales, et observées de très près par le gouvernement, qui ne cache pas qu'il pourrait s'en inspirer pour réformer les retraites des régimes de base. A Matignon, on considère, en effet, qu'une désindexation des pensions est inévitable pour tenter de résorber les déficits, qui devraient dépasser les 20 milliards d'euros en 2017, selon les prévisions du conseil d'orientation des retraites, en plus d'autres décisions sur le prolongement de l'activité des salariés. En acceptant une désindexation pendant trois ans des pensions complémentaires, les syndicats ouvrent clairement la voie au gouvernement pour faire de même sur les régimes de base.




