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Chypre : quand la monnaie des comptes en banques part en fumée...
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Jeroen Dijsselbloem peut souffler, mais à Chypre, les déposants, eux vont souffrir. Le sauvetage de ce pays situé en Méditerranée orientale, bouclé dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 mars sous l'égide du président de l'Eurogroupe, frappera comme jamais les titulaires de comptes bancaires. Une grande première depuis le déclenchement de la crise des dettes souveraines en zone euro ; négociée de haute lutte afin de réduire l'ampleur du plan d'aide à Nicosie et l'endettement du pays.
Chypre est le cinquième Etat membre de l'Eurozone à passer sous assistance financière en trois ans – après la Grèce, l'Irlande, le Portugal, et l'Espagne pour ses seules banques. Le plan de sauvetage représentera jusqu'à 10 milliards d'euros, loin des 17 milliards demandés dans un premier temps.
Rien n'était acquis, vendredi matin, tant le fossé s'était creusé ces dernières semaines entre les dirigeants de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI). Ce dernier insistait, avec le soutien de l'Allemagne, pour imposer des pertes sèches aux déposants privés. Une option rejetée par Bruxelles, la Banque centrale européenne (BCE), et la plupart des Etats de l'union monétaire, soucieux de ne pas réveiller la colère des marchés, sur fond d'incertitudes politiques en Italie.
Une voie moyenne a dû être dégagée, qui pourrait cependant semer le trouble sur la réputation des banques des pays surendettés : dès ce week-end, l'ensemble des comptes du pays, détenus par des résidents comme par des non-résidents, vont être touchés par une lourde taxe (6,75 %, en dessous du seuil de 100 000 euros, 9,9 % au dessus. La mesure devrait rapporter quelque 5,8 milliards d'euros.
En échange, les déposants recevront des parts du capital des établissements concernés. Maigre consolation, car le secteur bancaire va être restructuré en profondeur, pour en réduire considérablement l'ampleur d'ici à cinq ans.
"SOLUTION PÉRENNE"
Au passage, les créanciers obligataires non protégés des enseignes en difficulté se verront imposés des pertes – une autre nouveauté dans un tel plan de soutien qui pourrait échauder les investisseurs. Quant aux succursales des banques chypriotes implantées en Grèce, elles devraient bénéficier d'une plus grande part de l'assistance accordée précédemment à Athènes. Enfin, la fiscalité des intérêts, et celle des entreprises, sera augmentée, et les privatisations, accélérées.
"Nous sommes aux côtés du gouvernement chypriote ; c'est ce paquet qui permettra une restructuration du secteur bancaire et rendra la dette soutenable", a assuré M. Dijsselbloem. L'endettement du pays devrait redescendre à 100 % du produit intérieur brut (PIB) en 2020. Pour Christine Lagarde, la directrice générale du FMI – le fonds pourrait contribuer au plan d'aide à hauteur d'un milliard d'euros, "la solution présentée est pérenne et dans l'intérêt de l'économie chypriote"
L'ensemble du plan devrait être finalisé d'ici à la fin mars, date à laquelle les parlements nationaux devront l'avoir ratifié. Une étape qui n'a rien d'une formalité, en particulier en Allemagne où l'opposition sociale-démocrate menace au Bundestag de ne pas soutenir l'aide, à moins de dix mois des législatives de septembre. Pour apaiser les débats, Berlin a obtenu une nouvelle expertise sur le blanchiment de l'argent sale par les banques chypriotes, qui se sont fait une spécialité d'accueillir les fonds de certains hommes d'affaires russes.
La potion a un goût amer pour le gouvernement de Nicos Anastasiades, à peine deux semaines après sa prise de fonction. Le Parlement chypriote devrait entériner le plan dès dimanche, pour vite prélever les taxes des comptes – les montants étant aussitôt gelés pour éviter une fuite de capitaux. "Je ne peux me réjouir du résultat, mais il ne pouvait y avoir d'autres solution", a dit le ministre chypriote des finances, Michalis Sarris. "Comparé à d'autres options, c'est la moins coûteuse" pour les Chypriotes, a-t-il plaidé : "On a évité des coupes dans les salaires et les retraites."
M. Sarris devait se rendre, lundi, à Moscou pour régler l'ultime volet d'une question complexe : la participation de la Russie. Elle serait prête à reporter le remboursement du prêt bilatéral accordé voici deux ans pour éviter la faillite du pays, et à en réduire les taux d'intérêt. "Mais Moscou n'entend pas aller au-delà", a prévenu le commissaire européen chargé des affaires économiques, Olli Rehn.




