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Au Mali, l’impasse de la guerre à outrance
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Au Mali, l’impasse de la guerre à outrance | L’Anticapitaliste

Dans le pays se dessine une alliance entre force djihadiste et force indépendantiste au nord du Mali, ce qui améliorerait leur rapport de forces dans le conflit en cours.
En février a eu lieu dans la région de Sikasso une attaque contre le convoi du ministre de l’Enseignement supérieur, puis une seconde une semaine plus tard sur l’axe Kati-Soribougou. Cette fois-ci c’était le ministre de l’Assainissement qui était visé. Deux raids revendiqués par les islamistes qui ne cessent de gagner du terrain, au point que l’État ne contrôle plus que la moitié du territoire.
Une volonté de paix
Dans cette situation difficile pour la junte militaire, l’annonce de pourparlers entre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) affilié à Al-Qaïda et le Front de libération de l’Azawad (FLA) regroupant l’ensemble des organisations indépendantistes ou autonomistes du nord du Mali, est une nouvelle source d’inquiétude.
Un premier pacte de non-agression avait été signé au printemps 2024 entre les deux organisations aux agendas très différents. Les islamistes veulent instituer un État sur la base de la charia, alors le FLA milite, au moins pour les plus radicaux en son sein, pour une sécession du pays.
Ces pourparlers sont une réponse au désir des populations souhaitant la paix. Une volonté affichée depuis des années et renouvelée lors du dialogue national organisé par les putschistes. Le FLA s’y est dit sensible d’autant que cette idée est aussi largement partagée par les membres des communautés où il est implanté. Il y a aussi l’idée que le GSIM pourrait abandonner une partie de son programme et de ses méthodes les plus radicales à l’image de l’évolution du Front al-Nosra participant à la création de Hayat Tahrir al-Cham en Syrie qui a pris les rênes du gouvernement en Syrie.
Négociations en cours
Il semble que le GSIM ait accepté la proposition du FLA sur les modalités d’exercice de la charia qui serait appliquée de manière moins brutale et sous la responsabilité des notables religieux reconnus par les communautés indépendamment de leur affiliation ou non au GSIM. Pour ce dernier, la désaffiliation d’Al-Qaïda pourrait même être envisagée si des ruptures importantes se produisaient à l’intérieur du pays comme la chute du pouvoir, ou l’indépendance de l’Azawad. Bien que le GSIM considère que la communauté internationale accepterait plus facilement un État fondé sur la charia que la partition du Mali. Enfin, si la situation se présente, le GSIM n’exclut pas la possibilité d’une administration commune de villes ou de territoires avec le FLA.
Ce rapprochement des deux organisations est aussi la conséquence de l’attitude de la junte, appuyée par les mercenaires russes de Wagner/Africa Corps, qui se refuse à envisager une solution politique à cette crise qui s’ancre pourtant dans des problèmes économiques, sociaux et communautaires.
Les populations paient le prix fort de cette fuite en avant sécuritaire des putschistes. Ainsi les forces armées maliennes et leurs supplétifs russes ont fait en 2024 trois fois plus de victimes parmi les civilEs que les islamistes. Même si ces derniers, par leur politique d’encerclement des villes, approfondissent la paupérisation des populations et mènent des actions violentes de représailles.
Paul Martial




