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10 septembre au Havre : chez Siemens, la direction tente de briser la mobilisation mais rate son coup !
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Pour contrer l'appel à la grève lancé par la CGT de l'usine, la direction a tenté une ultime manœuvre à la veille du 10 : mettre les salariés en chômage partiel, en espérant qu'ils restent chez eux. Manœuvre ratée puisqu'ils étaient nombreux en assemblée devant leur usine ce matin.

À l’usine Siemens Gamesa, fabricant d’éoliennes situé sur le port du Havre, la CGT préparait depuis des semaines une grève pour le 10 septembre. Le 9, la direction a tenté de briser cette dynamique en mettant en place du chômage partiel et du télétravail, espérant que les salariés resteraient chez eux.
Le patron a sûrement considéré que les salariés voulaient faire grève avant tout pour rester chez eux et pas spécialement pour lutter, s’organiser et participer au mouvement du 10. Et pourtant, ceux-ci étaient bel et bien nombreux devant leur usine pour se réunir en assemblée générale. Environ 80 salariés se sont réunis à l’appel du syndicat CGT.
Clément, de la CGT Siemens Gamesa, explique à notre micro : « Pour nous, c’était important de se joindre à cet appel [du 10 septembre], on a tiré clairement les leçons des Gilets jaunes, on a entendu les critiques aux syndicats qui n’avaient pas rejoint le mouvement à l’époque ».
Chez les travailleurs présents, le ras-le-bol s’exprime à la fois sur plusieurs terrains. La question des salaires est dans les esprits, en pleine période de négociation annuelle obligatoire (NAO), et un débrayage sera même organisé demain. Mais en même temps, ce sont les attaques nationales qui braquent. Non seulement les promesses d’austérité que Lecornu reprendra de Bayrou, mais surtout la politique de Macron lui-même, qui décide seul de ce qu’il veut pour le pays en faisant les poches des travailleurs pour augmenter le budget de l’Armée. Comme nous l’expliquent les syndicalistes, « il y a clairement un sentiment anti-gouvernement qui se développe ».
C’est d’ailleurs pour renforcer le mouvement d’ensemble que les salariés ont décidé après leur AG d’envoyer deux groupes en délégation, l’un à la manifestation du Havre à la sous-préfecture et l’autre sur le point de blocage appelée par l’UL d’Harfleur. Comme l’affirme Alexis Antonioli, de la CGT de la raffinerie de Normandie, venu en soutien au piquet des Siemens, « on sait qu’une seule journée ne suffira pas. Cette journée était nécessaire, mais elle doit poser les bases d’un mouvement plus large, plus long et plus fort. »




