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Alsace : à la veille du référendum
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Philippe Richert, président UMP de la région Alsace, ne cache pas ses craintes. "La semaine où nous comptions sur un écho médiatique national, le projet est devenu invisible, effacé par le cataclysme politique de [l'affaire Cahuzac]. Nous n'avions vraiment pas besoin de ça", souffle-t-il.
LE SPECTRE DE L'ABSTENTION
Depuis 2010, l'ancien ministre sarkozyste chargé des collectivités territoriales porte l'idée d'une simplification du millefeuille territorial dans sa région. A force de compromis, le patron de la région a apaisé les rivalités et obtenu, le 25 janvier, un vote favorable de la majorité des élus des trois assemblées.
Reste à obtenir, par référendum, celui des Alsaciens. "Je ne doute pas que le oui dépasse les 65 %", avance Philippe Richert. Mais pour que le projet soit adopté, le référendum doit être entériné par au moins 25 % des électeurs inscrits dans chacun des deux départements. "Ce sera juste", s'inquiète Jacques Fernique, président du groupe Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et promoteur du oui. Selon un sondage réalisé par l'institut CSA, publié le 7 mars dans les quotidiens régionaux Les DNA et L'Alsace, le oui rassemblerait 30 % des inscrits (78 % des votants) dans le Bas-Rhin, mais tout juste 25 % dans le Haut-Rhin.
Les électeurs alsaciens votent traditionnellement moins que le reste de la France ; toutefois, "le Haut-Rhin n'est pas plus abstentionniste que le Bas-Rhin, observe Richard Kleinschmager, politologue à l'université de Strasbourg. Mais en raison de peurs fantasmatiques des Haut-Rhinois – l'impérialisme strasbourgeois ou la crainte du déclassement du département –, c'est sur ce territoire que le vote mérite une attention particulière".
UN PROJET TROP "DÉSINCARNÉ"
"Un référendum sur l'amélioration des arcanes institutionnels... difficile de faire plus désincarné", reconnaît Jacques Fernique. "La priorité des citoyens va vers les problèmes sociaux et économiques, pas à une réforme institutionnelle", accorde Philippe Richert. "Pour que les Alsaciens saisissent l'importance de la question posée, il aurait été préférable d'associer les élus locaux, d'organiser des ateliers participatifs. Mais le projet a été concocté à huis clos par le président de région et ses proches. En cas d'échec du référendum, il s'agira de l'échec de Richert et de sa méthode", lâche Antoine Homé, conseiller régional socialiste.
Des barons locaux pour le non Plusieurs barons locaux, de droite comme de gauche, oeuvrent pour un échec du scrutin : Gilbert Meyer, maire UMP de Colmar (Haut-Rhin), assure à ses administrés qu'ils ont "tout à perdre" en cas de victoire du oui. Roland Ries, maire socialiste de Strasbourg, voit dans le projet "une usine à gaz". Les deux édiles ont les yeux rivés sur un autre scrutin : les municipales de 2014, pour lesquelles ils s'appliquent à se montrer en défenseurs des intérêts locaux.
L'OPPOSITION DES SYNDICATS ET DE LA GAUCHE DE LA GAUCHE
Si le scrutin alsacien est observé avec attention par d'autres régions, les opposants d'une décentralisation plus poussée font aussi entendre leur voix. Jean-Luc Mélenchon, en déplacement à Mulhouse, le 3 avril, n'a pas manqué d'alarmer son auditoire sur "cette foucade de grande région Alsace".
Les syndicats militent également contre un conseil unique : "Cette fusion va accentuer l'éloignement des services publics. Il y aura moins d'effectifs, donc moins de services et moins d'implantations", projette Sylvie Weissler, secrétaire nationale de l'UNSA Territoriaux 67. Pour Jean-Claude Mailly, secrétaire confédéral de Force ouvrière (FO), la création du conseil d'Alsace se solderait par des "réductions d'emplois drastiques". "Des âneries, répond Philippe Richert. Cela reviendrait à licencier 3 000 fonctionnaires territoriaux, par ailleurs protégés par leur statut !" Joseph Spiegel, maire socialiste de Kingersheim, acquiesce : "Il s'agit juste de déclarations de deux professionnels de la peur du mouvement."
Mais le coup de gueule de Jean-Luc Mélenchon contre la création d'un grand conseil d'Alsace pourrait aussi être un "plus" pour le projet, dans cette région ancrée à droite. "En expliquant aux Alsaciens pourquoi ils doivent voter non, Mélenchon ne peut mieux faire pour la victoire du oui", espère Jacques Fernique. Le résultat est attendu dimanche 7 avril à 20 heures.




