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    Monique Barbut, ministre de la transition écologique, présentera sa démission d’ici au conseil des ministres de mercredi, annonce son entourage

    Lien publiée le 21 juillet 2026

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    Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    Monique Barbut, ministre de la transition écologique, présentera sa démission d’ici au conseil des ministres de mercredi, annonce son entourage

    La ministre avait manifesté son désaccord avec le projet de loi d’urgence agricole, qui prévoit notamment de réintroduire à titre dérogatoire et sous condition deux pesticides interdits en France.

    La ministre de la transition écologique, Monique Barbut, présentera sa démission d’ici au conseil des ministres de mercredi, a annoncé au Monde son entourage, mardi 21 juillet, après l’adoption définitive par le Parlement d’une mesure controversée sur les pesticides à laquelle elle s’opposait, au sein de la loi d’urgence agricole, définitivement adoptée par le Sénat dans la soirée.

    « Dans ma tête, je n’ai pas d’autre option que de remettre ma démission. Soit vous êtes ministre, soit vous n’êtes pas ministre. Aujourd’hui, dans ma tête, je suis partie demain », a affirmé Monique Barbut en petit comité après le vote de la loi d’urgence agricole, laquelle inclut une réintroduction, à titre dérogatoire et sous conditions, de deux pesticides autorisés dans l’Union européenne, mais interdits en France.

    Issue de la société civile et opposée à d’autres mesures du texte, notamment sur l’eau, Monique Barbut avait été reçue en fin de matinée par le premier ministre, Sébastien Lecornu, et avait quitté Matignon sans faire aucune déclaration. « Le principal sujet qui crispe encore aujourd’hui, c’est l’acétamipride. Je suis pour ma part opposée à la réintroduction de ce pesticide en France », avait-elle déclaré samedi à La Tribune Dimanche.

    La ministre, venue de la société civile, n’a toutefois pas totalement fermé la porte à un maintien au gouvernement. « Si ma démission est acceptée, je pars. Si ma démission est refusée, ça dépend de ce qui est dit et de comment c’est dit demain », a-t-elle précisé en petit comité.

    Son entourage avait déjà prévenu que si le texte final était adopté avec cette mesure sur les pesticides, introduite au Sénat, la ministre envisagerait de quitter le gouvernement. Monique Barbut assure avoir été « confiante » jusqu’à lundi, forte de la garantie du président Macron et de Sébastien Lecornu que la porte ne serait pas rouverte à l’acétamipride.

    « Total désaccord »

    La décision du premier ministre, lundi, de ne pas déposer d’amendement pour supprimer cette disposition semble l’avoir prise par surprise. C’est à ce moment-là qu’elle décide de démissionner, et le fait savoir, en privé, à Sébastien Lecornu.

    En pleine canicule historique fin juin, Monique Barbut s’était attiré des critique pour avoir fustigé « les gens qui me disent “Oh mais il y a qu’à mettre la clim’partout” ». « Très bien, on va mettre la clim’partout. Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt », « vous croyez que ça va éviter la mort des animaux que nous voyons ? Vous croyez que ça va éviter quoi ? Rien », avait-elle lancé.

    Aujourd’hui, quand elle repense à cette polémique, elle explique qu’elle refusait juste de se positionner uniquement « par rapport au plan clim’du Rassemblement national ». « Moi je voulais parler des forêts qui vont brûler, des animaux qui vont mourir, des paysans qui vont tout perdre, des terres qui vont s’assécher. Et qu’est-ce qu’on fait depuis un mois ? On essaie d’éteindre des incendies », soupire-t-elle.

    Sur les pesticides, elle a réexprimé son « total désaccord » en personne mardi midi à Sébastien Lecornu à Matignon, mais il n’a, à ce stade, pas réussi à la convaincre de rester. Emmanuel Macron, avec lequel elle devait échanger mardi soir ou mercredi matin, parviendra-t-il à lui faire changer d’avis ? Elle loue en tout cas un président qui a eu « le courage » de faire appel à des ministres de la société civile, mais l’ancienne présidente de l’ONG environnementale WWF France, très affectée et émue par cet épisode, semble aujourd’hui regretter d’avoir franchi le pas en entrant au gouvernement.