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Les dossiers explosifs de l'automne social
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La hausse de la tension risque de se faire ressentir dès la seconde grande conférence sociale, programmée pour juin. Le climat d'apaisement qui avait marqué la première grand-messe du dialogue social façon François Hollande, en juillet 2012, ne devrait pas résister aux grandes coupes sociales. La lettre de critiques envoyée par la CGT à M. Hollande le 26 avril en est un signe annonciateur. Et les réformes à venir pourraient aussi compliquer la bonne relation de travail entre le gouvernement et la CFDT. Au moins quatre dossiers explosifs figurent dans l'agenda social : les allocations familiales, les retraites, l'assurance-chômage et la formation professionnelle.
Allocations familiales
Jean-Marc Ayrault devrait annoncer dans les prochaines semaines comment il compte économiser 2,2 milliards. On sait déjà que 15 % des familles actuellement bénéficiaires, les plus riches – au-delà d'environ 5 000 euros de revenus pour un couple avec deux enfants –, devraient y perdre. La réforme, fermement contestée par la droite, devrait être intégrée au budget de la Sécurité sociale pour 2014 qui sera examiné à partir d'octobre au Parlement. Si les syndicats sont très sceptiques, la contestation la plus féroce devrait toutefois rester cantonnée au Parlement.
Réforme des retraites
C'est surtout la question des retraites, sujet sensible attendu dès la rentrée de septembre, qui pourrait faire descendre les Français dans la rue. Le gouvernement a promis de dévoiler ses premières pistes de réformes cet été, mais leur concrétisation devrait également intervenir cet automne. L'ampleur du déficit prévu en 2017, plus de 20 milliards d'euros, va nécessiter des sacrifices.
Les retraités devraient être mis à contribution par une moindre revalorisation de leurs pensions, les salariés et les entreprises pourraient devoir cotiser un peu plus et un nouveau recul de l'âge effectif de départ semble inéluctable. Sans compter l'explosif sujet de la complexité du système et des inégalités entre régimes de retraite, que le gouvernement aborde pour l'instant avec très grande prudence.
Assurance-chômage
Alors que l'Unedic devrait perdre près de 5 milliards d'euros cette année, syndicats et patronat doivent renégocier à l'automne les critères d'indemnisation des chômeurs. Pour résorber ce déficit, le Medef ne cache pas qu'il compte réintroduire une dégressivité des allocations-chômage en fonction de la durée d'inscription, alors qu'actuellement un chômeur peut être indemnisé jusqu'à deux ans au même niveau.
A l'heure où la France n'a jamais connu autant de chômeurs, le nombre de ceux qui bénéficient uniquement des minima sociaux pour vivre pourrait mécaniquement bondir.
Formation professionnelle
Le dernier sujet pourrait presque apparaître comme le plus simple face aux trois autres, c'est pourtant loin d'être le cas. François Hollande a annoncé qu'il souhaitait qu'une négociation sur la formation professionnelle soit bouclée avant la fin de l'année avec comme objectif qu'un chômeur sur deux se voit proposer une offre de formation au bout de deux mois à Pôle emploi.
Une évolution qui nécessiterait une réorientation massive des fonds de la formation des salariés vers les chômeurs. Ni le patronat ni les syndicats ne sont très favorables à un tel bouleversement, sans compter qu'une partie des financements de ces organisations provient du maquis que constitue l'actuel paysage de la formation. La pacification du dialogue social réussie par M. Hollande à son arrivée au pouvoir devrait avoir du mal à résister à ces quatre défis.




