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Portugal: le gouvernement en sursis, tente d'éviter la chute
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Pedro Passos Coelho, qui la veille, dans un discours solennel à la nation, a affirmé qu'il ne démissionnerait pas, s'efforçait de donner une apparence de normalité et a quitté Lisbonne en milieu de matinée pour participer à Berlin à une conférence de haut niveau sur l'emploi des jeunes.
"Je ne démissionne pas. Je n'abandonne pas le pays", avait martelé le Premier ministre, la voix tendue par l'émotion.
La presse portugaise jugeait sévèrement les démissions en moins de 24 heures des deux ministres d'Etat, qualifiant la crise politique dans laquelle le pays est plongé de "tragique", "pathétique", "absurde" et "impardonnable".
Après le départ lundi du ministre des Finances, Vitor Gaspar, le chef de la diplomatie portugaise, Paulo Portas, a claqué la porte à son tour mardi, faisant valoir des "désaccords" avec M.Passos Coelho.
Le chef du gouvernement qui s'est dit surpris par cette décision a refusé d'accepter la démission de M. Portas, chef du petit parti conservateur CDS-PP, partenaire du Parti social-démocrate au sein de la coalition de centre droit au pouvoir depuis juin 2011.
Le Premier ministre a même assuré qu'il tenterait de surmonter la crise avec le CDS-PP afin de préserver la stabilité politique du pays.
Mais les analystes doutaient que les deux partis puissent de nouveau s'entendre d'autant que deux autres ministres, ceux de l'Agriculture et de la Sécurité Sociale, du même parti que M. Portas, devaient démissionner à leur tour, selon la presse.
"M. Portas peut-il rester au gouvernement après avoir dit que sa décision était irrévocable? Si l'alliance politique est rompue, Passos peut-il courir le risque de former un gouvernement minoritaire?", s'interrogeait le quotidien Publico.
La plupart des commentateurs estimaient que cette crise a scellé la fin de la coalition qui permettait au gouvernement de disposer d'une confortable majorité parlementaire pour mettre en oeuvre les mesures de rigueur, exigées par les créanciers du Portugal depuis deux ans en échange du plan d'aide internationale de 78 milliards d'euros.
Vers des élections anticipées?
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"Le scénario qui me paraît le plus probable est celui d'élections anticipées", a indiqué à l'AFP l'analyste financière Paula Gonçalves, tandis que l'universitaire Paulo Reis Mourao rappelle que le dernier mot revient au président, Anibal Cavaco Silva, qui a le pouvoir de dissoudre le parlement et convoquer des élections.
Alors que l'opposition réclame des élections anticipées, Antonio José Seguro, chef de sa principale formation, le Parti socialiste, devait en faire la demande au président qu'il devait rencontrer mercredi après-midi.
Sur le front économique et financier, les conséquences de la crise semblent tout aussi préoccupantes. Certains évoquent déjà l'éventualité que le Portugal soit contraint de demander un deuxième plan d'aide, et connaisse ainsi une situation semblable à celle qu'a traversé la Grèce, également sous assistance financière.
"Les probabilités d'un deuxième plan de sauvetage augmentent", reconnaît Mme Paula Gonçalves alors que l'économie doit reculer cette année de 2,3% et le chômage atteindre le taux record de 18,2%.
Première conséquence de la crise, les taux d'emprunt à 10 ans sont passés mercredi matin au-dessus de 8% pour la première fois depuis novembre 2012, tandis que la Bourse de Lisbonne a plongé de plus de 6% peu après l'ouverture.
La conclusion du programme d'ajustement de la "troïka" (UE-FMI-BCE) représentant les créanciers du pays "est menacée et avec elle le versement des nouvelles tranches" du plan d'aide, observe Pedro Santos Guerreiro, directeur de Jornal de Negocios.
La troïka doit entamer le 15 juillet prochain une nouvelle mission d'évaluation des comptes du Portugal et de la réforme, que devait présenter le ministre démissionnaire M. Portas, afin de permettre de réaliser des économies de 4,7 milliards d'euros d'ici la fin de 2014.




