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Egypte: un coup d'état "hilare et jubilatoire"
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Comme il est facile, finalement, de peindre en rose un coup d'Etat, une touche par ci, un repentir par là. Tous les événements de la journée de mercredi sont regardés avec ces lunettes jubilatoires. Morsi et plusieurs dirigeants assignés à résidence, interdits de quitter le territoire ? Normal. C'est "dans le cadre d'une enquête sur "l'affaire des évasions de la prison de Wadi Natroun en 2011", précise Le Monde sans rire. Autrement dit : parce qu'ils se sont évadés, au cours de la première révolution, d'une prison où ils avaient été jetés par le régime de Moubarak. On comprend bien l'urgence, en effet, de poursuivre l'enquête sur ce grave forfait. Les violeurs (une centaine d'agressions sexuelles en quelques jours) ? Ils sont traités dans des articles à part. C'est un dommage collatéral. Le manifestant cairote hilare et jubilatoire ne saurait être aussi un agresseur sexuel. Les affrontements en province ? Ils sont relégués à la fin des synthèses. Loin, très loin de la place Tahrir, de ses caméras et de ses feux d'artifice. C'est donc tout en bas des articles, en quelques mots, que l'on apprend qu'à Alexandrie, ou à Marsa Matrouh, des affrontements entre pro et anti Morsi ont fait quelques morts sans importance. Le président intérimaire installé par l'Armée, un magistrat de 67 ans ? "Une figure neutre", écrit sobrement Le Monde, qui se garde bien d'utiliser le mot "marionnette". Etc etc.
On comprend bien la difficulté, pour la presse, d'appréhender cette situation troublante : une alliance entre l'armée et la foule, contre un pouvoir légitimement élu. Les événements du Caire défient toute description simpliste. Dans ce film où les bons et les méchants ne sont pas désignés par leur étiquette, où les principes s'entrechoquent, les journalistes sont forcément désorientés. Mais est-ce une raison pour tout repeindre en rose ?




