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Bourses : flambée du trouillomètre
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Peur de quoi ? Cette montée du trouillomètre financier mondial a suivi l’annonce par Ben Bernanke, le président de la Federal Reserve, la banque centrale américaine, de la fin progressive de sa politique de « Quantitative Easing » (« QE »). Il s’agit d’une politique de déversement massif de monnaie centrale dans les marchés financiers. La banque centrale américaine, non seulement maintient son taux d’intérêt directeur à des niveaux très bas (proches de 0%) depuis le début de la crise en 2008, mais en plus rachète massivement des titres en tout genre, injectant ainsi 85 milliards de dollars par mois depuis un an dans le système financier. Cette surabondance de liquidités est censée permettre de redynamiser l’économie, en aidant notamment les banques à prêter aux particuliers et aux entreprises.
Addiction financière
Mais l’échec est complet. Ces liquidités n’ont pas stimulé l’économie réelle, car ni les commandes ni le profit ne sont au rendez-vous. L’économie capitaliste reste profondément minée par ses contradictions. Du coup, cette politique monétaire « généreuse » n’a servi qu’à maintenir artificiellement les cours des actions et de l’immobilier et donc à faire gonfler de nouvelles bulles financières.
Voici la Fed dans l’impasse. Continuer risque d’amener à l’explosion d’une nouvelle bulle financière, comme en 2008. Arrêter risque de créer une panique financière et une récession brutale. Comment sortir de cette politique qui consiste à droguer les marchés financiers d’argent facile, en évitant à la fois l’overdose et la panique due au manque ? Cette impasse est finalement celle de l’économie capitaliste mondiale, qu’une simple politique monétaire expansionniste est bien incapable de sortir de l’ornière. Elle a même reproduit les conditions de l’éclatement de la crise en 2008 !
L’un des administrateurs de la Fed, le président de l’antenne de Dallas Richard Fischer, voulait arrêter de donner la « cocaïne » du QE aux marchés financiers, qualifiés de « cochons sauvages ». Mais face aux réactions des dits marchés, Ben Bernanke a reculé et annoncé la poursuite de « l’arrosage ». Comme quoi les « cochons sauvages » continuent de mener le monde… vers le gouffre.
Yann Cezard




