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P. Gattaz hors sujet au bac économique
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
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(Le Monde) Le nouveau président du Medef, Pierre Gattaz, n'aura pas perdu de temps pour fâcher l'Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses). Ce regroupement disciplinaire d'enseignants de lycée a même trouvé le temps, entre deux oraux de rattrapage du baccalauréat, de lui signifier qu'il n'avait pas le niveau et venait de faire un "hors sujet".
Le 3 juillet, en toute fin de son grand oral d'investiture devant 500 patrons réunis au Palais des congrès, le néo-président s'est laissé aller à une petite confidence de père. "Ma plus jeune fille vient de passer son bac. Son sujet de sciences économiques et sociales était : 'Vous montrerez de quelle manière les conflits sociaux peuvent être facteurs de cohésion sociale'..." Et d'ajouter, en justicier d'un patronat malmené : "Comme si, dans notre pays, la cohésion devait nécessairement passer par le conflit contre l'entrepreneur !" Galvanisé par un public qui en redemandait, il est passé à la généralisation : "Comment, au XXIe siècle, peut-on encore avoir une vision de ce type, aussi caricaturale, aussi dogmatique, aussi éloignée de la réalité de nos chefs d'entreprise ?"
Hypervigilante sur la part "sociologique" de cette discipline qu'étudient les 15 % de lycéens de la section ES, l'association a réagi à ce qu'elle estime être l'attaque de trop. Déjà, dans un entretien accordé en mars, le multipatron, secrétaire national à l'UMP, Charles Beigbeder avait déclaré au site Atlantico que "près de la moitié des professeurs de sciences économiques et sociales adhèrent aux thèses marxistes éculées du syndicat trotskiste Apses".
En tout début d'année, le 7 janvier, c'est cette fois un communiqué de l'UMP qui déplorait la présence de "certains professeurs d'économie au lycée qui ont leur ancien testament marxiste, leur évangile par Keynes et par Bourdieu et leur croisade anti-entreprise et antimondialisation".
TROP PATRONAL
Habillés pour l'hiver alors que l'été est là, les profs d'"éco" ont eu un coup de chaud et proposent deux solutions à l'élève Gattaz. "Soit de se mêler moins de l'enseignement des sciences économiques et sociales", "soit de se plonger sérieusement dans la discipline". L'Apses reproche autant au patron son effet de manche que son incompréhension du sujet du bac. "M. Gattaz entend une exhortation à la lutte des classes dans un sujet qui fait référence à Simmel et Coser, pour qui les conflits pacifient la société en offrant un exutoire aux tensions", regrette la présidente de l'Apses, Marjorie Galy.
Avec une telle appréciation en rouge sur sa copie, le patron des patrons n'aurait pas eu son bac ES cette année ! Quant au Medef, l'Apses lui signifie par la même occasion qu'elle en a assez "des lobbys qui ont d'autres intérêts à défendre que l'éducation du citoyen". Ce qui repose la question de la légitimité à décider des programmes.
En attendant la création du Conseil supérieur des programmes à la rentrée, il faut se souvenir que sous la présidence Sarkozy l'Apses a effectivement fait réécrire plusieurs fois les programmes de sa discipline, les estimant d'inspiration trop patronale. Et cette année, sous la gauche, elle a obtenu les allégements de programmes que lui refusait hier la droite pour les classes de 1re et de terminale.




