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Vidéo amateur d'une violence policière à Tours
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Postée dimanche 19 août sur YouTube, une vidéo amateur intitulé « Honte à la police française » montre un policier frappant violemment à coups de matraque, puis gazant en plein visage une femme, avant de l'interpeller et de la traiter de « salope » et de « connasse ». Une autre femme est également aspergée de gaz lacrymogène. On voit ensuite le policier donner sa version des faits à cinq collègues arrivés en renfort : « Il roulait en plein milieu (...), il se rebelle, on tombe à terre, la salope qu'on a interpellée, elle m'a mordu la salope. » Selon France Info, la scène se serait déroulée dimanche dans le quartier sensible de la Rabière, à Joué-les-Tours (Indre-et-Loire).
Toujours selon la radio, les deux policiers avaient arrêté un véhicule dont le conducteur était en état d'ébriété et, au moment de le menotter, des habitants du quartier se seraient interposés. Une des deux femmes présentes aurait alors tenté de mordre un policier et de lui subtiliser sa radio pour compliquer l'appel de renforts. Le procureur adjoint de la République de Tours, qui aurait découvert la vidéo lundi après-midi, pourrait décider d'ouvrir une enquête après avoir visionné les images, « en présence de la directrice départementale de la sécurité publique et des policiers impliqués ». « Je veux visionner à nouveau cette vidéo avec les agents de police impliqués, a indiqué mardi lundi Bruno Albisetti à 20 minutes. Après, je verrai si cela mérite d’ouvrir une enquête. Si je suis convaincu par les explications des policiers, je n’ouvrirai pas d’enquête. »
D'après nos informations, le collectif Stop le contrôle au faciès a saisi mardi matin le Défenseur des droits Dominique Baudis pour usage disproportionné de la force. Une première saisie symbolique puisqu'elle ne peut avoir lieu qu'avec l'accord de l'habitante matraquée, que le collectif n'a pu joindre pour l'instant. Les policiers français ne peuvent user de la force qu'en cas de légitime défense, « devant une atteinte injustifiée ». Les moyens de défense employés doivent être proportionnels à la « gravité de l'atteinte ».
Interrogé sur BFMTV mardi matin, le ministre de l'intérieur Manuel Valls a répondu qu'une enquête de l'inspection générale de la police nationale (IGPN) était « déjà ouverte » pour que « toute la vérité soit faite ». « Je n'accepte pas le mot "Honte à la police française", a aussitôt précisé le ministre. Attendons d'avoir tous les éléments. » Il a rappelé qu'« il n'y a pas de place dans la police pour de la violence, des propos qui n'ont rien à voir avec l'idée qu'on se fait d'une police républicaine » et que « la police doit être irréprochable », avant de paradoxalement saluer le travail « difficile et remarquable » de « l'immense majorité de la police ». Le ministre se rend aujourd'hui à Marseille avec le premier ministre Jean-Marc Ayrault pour annoncer des moyens supplémentaires pour la police après un nouveau règlement de comptes lundi soir.
Selon le secrétaire adjoint du principal syndicat de gardiens de la paix (Unité SGP Police FO) Nicolas Comte, joint par Mediapart, il n'y a pas eu « de débordements injustifiés » de la part des policiers. « Le policier a été mordu à quatre reprises, ce qui a été constaté par l'identité judiciaire, affirme-t-il. On peut estimer dans un salon qu'il fallait faire différemment mais il ne faut pas oublier que ce sont eux (les policiers, ndlr) qui ont été agressés. »
Car selon le récit policier déjà très rodé, le début de l'interpellation, qui n'a pas été filmé, justifierait la violence dont fait preuve l'un des policiers. D'après Nicolas Comte, les deux policiers auraient été contraints de menotter le conducteur de la voiture qui aurait refusé de souffler dans l'éthylotest, puis de les suivre au commissariat. « Il y a eu lutte, le conducteur est tombé au sol et a essayé de saisir l'arme du policier, affirme Nicolas Comte. Une des femmes a voulu l'aider et a mordu le policier. » Quant aux injures proférées par les policiers, le syndicaliste dit ne pas les avoir entendues. « Il n'y a pas à prononcer d'insultes », a-t-il conclu en rappelant qu'une enquête était en cours.
D'après La Nouvelle République, la femme matraquée est elle d'ores et déjà convoquée au tribunal en octobre pour répondre d'outrages et de rébellion. Le conducteur, qui faisait l'objet d'une fiche de recherche, aurait été écroué à la maison d'arrêt de Tours.




