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L'automobile, source majeure de pollution en Ile-de-France
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
À l'écart des grands axes, la majorité des polluants proviennent d'autres régions, poussés par les vents.
Il est urgent de lutter contre la pollution atmosphérique et le dossier des PM2,5 et PM10, des particules à peine plus grandes qu'un millionième de mètre (µm), est ultraprioritaire. C'est une question de santé. Outre les 400.000 décès prématurés en Europe, Bruxelles évalue à 110.000 les hospitalisations graves. Il y a aussi des problèmes respiratoires dont l'asthme qui touche les enfants habitant à proximité d'axes de circulation. Mais l'urgence tient également au fait que la France, comme nombre de ses voisins européens, est menacée d'une sanction pour le non-respect des normes européennes en la matière, tout particulièrement dans la région parisienne.
L'étude présentée mercredi par Airparif, en partenariat avec le laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (CNRS-CEA), va donc être très utile pour prendre des mesures adéquates. L'objectif de ce travail, qui a débuté en 2009, était notamment de différencier l'origine des poussières les plus fines (PM2,5) entre celles produites en Ile-de-France et celles provenant des régions avoisinantes (voire d'autres pays), après avoir été transportées par les vents.
Le long des grands axes routiers, le constat est clair : «60 % des poussières proviennent d'une production locale», explique Anne Kaufmann, responsable du pôle étude à Airparif. C'est notamment ce qui nous vaut d'être épinglés par l'Europe.
Alors que la directive autorise un dépassement de 50 millionièmes de gramme (µg)/m³ 35 jours par an, on a compté 155 jours au-dessus du seuil en 2010 le long du périphérique. Dans cette production locale, «le trafic représente la part la plus importante (40 %) », ajouteAnne Kaufmann qui souligne une responsabilité écrasante (90 %) des véhicules diesel. Ce dernier point soulève d'ailleurs un paradoxe : alors que l'on favorise les véhicules diesel au détriment de ceux à essence pour lutter contre les émissions de CO2 (dioxyde de carbone) mis en cause dans le réchauffement climatique, il faut désormais faire évoluer rapidement ces diesels si l'on veut réduire la pollution atmosphérique.
L'étude révèle en revanche que les mesures effectuées lorsqu'on se trouve dans l'agglomération parisienne mais loin du trafic, les particules fines proviennent au deux tiers de sources extérieures à la région. La part la plus importante (34 %) est liée aux réactions chimiques qui se produisent dans l'atmosphère.
Le tiers restant, issu de sources localisées dans Paris, est bien sûr lié à la pollution automobile mais Airparif met en avant un responsable plus inhabituel, le chauffage au bois . « Bien qu'il s'agisse d'un combustible peu utilisé en Ile-de-France, il est néanmoins une source très significative de particules», assure cet organisme.
Une centaine de villes en Europe ont déjà mis en place des systèmes de circulation restreinte avec des résultats parfois encourageants. À Berlin, «la limitation à 30 km/h dans un quartier a permis de réduire la pollution locale de 10 %», explique ainsi Martin Lutz, en charge de ce dossier. La France va expérimenter l'année prochaine des zapas (zones d'action prioritaires pour l'air) dans huit villes, dont Paris, mais aussi Lyon, Grenoble, Aix, Plaine commune, Clermont, Nice et Bordeaux. Avec quelques empoignades en perspective.




