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    Grèce : des syndicalistes empêchent l'impression des factures de la nouvelle taxe sur l'immobilier

    Grèce

    Brève publiée le 13 octobre 2011

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    ATHENES, 12 oct 2011 (AFP) - Deux cents syndicalistes de l'union de la société publique d'électicité (Genop-DEI) ont occupé mercredi soir un bâtiment à Athènes où doivent être imprimées des factures incluant une nouvelle taxe sur l'immobilier, impopulaire dans le pays, a-t-on appris de source policière.

    Adoptée en septembre, cette taxe qualifiée d'urgence et qui varie de 0,5 à 16 euros par mètre carré en fonction de l'usage, de la taille et de la localisation du bien immobilier, doit être perçue via des factures d'électricité afin de garantir son versement rapide, qui vise à combler les déficits publics.

    "Nous n'allons pas autoriser l'impression de factures incluant cette taxe (...), les gens n'ont plus d'argent pour payer, c'est pourquoi nous avons décidé d'occuper le bâtiment", a indiqué à radio Flash le président des techniciens de la DEI, Vaguélis Katsinis.

    Le ministre de l'Environnement et de l'Energie Georges Papaconstantinou a appelé les syndicalistes à quitter les lieux et a demandé au parquet d'Athènes d'intervenir.

    "En ces moments critiques, il ne faut pas jouer avec des choses qui coûtent cher au pays", a indiqué le ministre.

    La Genop-DEI et plusieurs syndicats s'étaient fortement opposés à cette taxe, controversée en Grèce où le taux de propriété est l'un des plus élevés d'Europe (plus de 70%) et l'évasion fiscale un sport national.

    Cette taxe s'ajoute à une série de nouvelles mesures d'austérité, prévoyant des coupes salariales, la réduction du nombre d'employés dans le secteur public et le gel des conventions collectives.

    La troïka des créanciers de la Grèce --l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international-- a indiqué que l'application de ce nouveau tour de vis de rigueur était une condition indispensable pour le versement de la sixième tranche (8 milliards d'euros) du prêt international accordé en 2010, vital pour le pays qui risque toujours le défaut.