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En Grèce, une grève générale après 5 ans d’austérité
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Le Monde) Plus de 20 000 personnes ont défilé, mercredi 8 avril à Athènes et dans d'autres villes grecques, à l'occasion d'une grève générale de 24 heures appelée par les syndicats du privé et du public. Il s'agit de la première grève générale de l'année, organisée pour protester contre la poursuite d'une politique de rigueur pour la cinquième année consécutive depuis l'éclatement de la crise de la dette.
La Grèce s'est dernièrement engagée auprès de ses créanciers de la troïka, àprocéder au licenciement de 11 500 fonctionnaires d'ici à fin 2014, par la fusion ou la suppression d'organismes publics, après 3 500 licenciements effectués en 2013. Ces dernières années, environ 20 000 agents ont été placés au chômage partiel, l'objectif étant d'arriver à 25 00 agents d'ici fin 2014.
PERTURBATIONS DANS LES TRANSPORTS
Les navires commerciaux sont restés à l'ancre dans la majorité des ports et aucune liaison maritime ne devait être effectuée entre les îles et le principal port du Pirée, près d'Athènes, en raison de la participation du Syndicat des marins à la grève, selon le bureau de presse de la marine marchande. Les chemins de fer (OSE) et le train de banlieue qui relie Athènes à l'aéroport d'Athènes étaient également en grève.
Toutefois, les aéroports fonctionnaient normalement ainsi que le métro et le tramway d'Athènes, mais pas les trolleys, qui étaient en grève pour vingt-quatre heures et les bus, dont les conducteurs étaient en grève jusqu'au soir. La plupart des pharmacies étaient également en grève en raison d'un récent accord signé entre le gouvernement et la troïka sur la dérégulations du secteur. Les hôpitaux fonctionnaient, eux, avec du personnel d'astreinte en raison de la participation des médecins à la grève.
Le mouvement social intervient au moment de l'annonce faite par le gouvernement grec du retour du pays sur les marchés après en avoir été exclu durant quatre ans à la suite de sa quasi-faillite en 2010. Les conditions semblent aujourd'hui plus favorables : après six ans de récession et de rigueur, la Grèce a dégagé un excédent primaire en 2013 — une première depuis 2002 — et son PIB devraitcroître de 0,6 % à 0,8 % en 2014.




