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Salaires: plusieurs milliers de fonctionnaires défilent à Paris
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
PARIS, 15 mai 2014 (AFP) - Plusieurs milliers de fonctionnaires ont défilé jeudi à Paris dans le cadre de la journée d'action axée sur les salaires, en présence des chefs de file des principaux syndicats, Thierry Lepaon (CGT), Laurent Berger (CFDT) ou encore Jean-Claude Mailly (FO).
"Pour les salaires et pour l'emploi dans la fonction publique", annonçait en lettres rouges la banderole en tête du cortège, qui s'est élancé sous le soleil peu après 14 heures en direction des Invalides, non loin du ministère de la Fonction publique, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Au lendemain de l'ouverture du festival de Cannes, certains agents brandissaient des pancartes proclamant: "ni Croisette, ni mondial, du social" ou "fonction publique en colère".
Dans le cortège, où la CGT dominait, figuraient des enseignants, des fonctionnaires territoriaux, des services de l'équipement de la recherche ou encore des services sociaux.
Sept syndicats (CFDT, CFTC, CGT, FA-FP, FSU, Solidaires et Unsa) et FO de son côté avaient appelé les agents à se mobiliser pour l'emploi et les salaires, une situation inédite sous l'ère Hollande, alors que le président a pris ses fonctions il y a tout juste deux ans.
Les syndicats veulent avant tout un dégel du point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires et n'a pas été augmenté depuis juillet 2010. Pour eux, l'annonce par le gouvernement Valls du maintien de ce gel jusqu'en 2017 (avec un réexamen chaque année) est "inacceptable".
Juste avant le départ du cortège, Thierry Lepaon (CGT) a souligné que "les fonctionnaires n'acceptent plus le gel de leur point d'indice".
"Le gouvernement a intérêt à entendre les revendications qui s'expriment dans le pays en matière de salaire et de pouvoir d'achat", a-t-il prévenu, jugeant que si la croissance est nulle, c'est parce que "les salaires sont trop bas".
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a affirmé qu'il y avait "un mal-être des fonctionnaires".
"Le point (d'indice) est bloqué depuis maintenant 5 ans. Il faut que cela cesse. Ils ne sont pas assez valorisés, reconnus et leurs conditions de travail sont très dégradées", a-t-il déclaré.
Jean-Claude Mailly (FO) a évoqué de son côté une "vraie inquiétude sur les salaires" alors que les fonctionnaires de catégorie C (les plus bas salaires) "perdent 100 euros par mois" avec la hausse des cotisations et le gel du point d'indice.
Dans le cortège, Fabienne Brault, fonctionnaire territoriale dans les Hauts-de-Seine depuis 29 ans, a expliqué à l'AFP manifester pour la première fois parce qu'"on nous diminue les postes mais le travail, lui, ne diminue pas".
Les fonctionnaires "n'ont pas des salaires mirobolants", a-t-elle souligné, en affichant "1.900 euros nets".




