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Monti prépare l'Italie à de nouveaux sacrifices après le départ de Berlusconi
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Le président de la Bocconi de Milan a été chargé hier soir de former un nouveau gouvernement par le chef de l'Etat, en remplacement de Silvio Berlusconi qui a tiré sa révérence samedi soir, sous les huées de ses compatriotes.
Les économistes prennent le pouvoir en Italie. Au terme d'un week-end rocambolesque qui aura été rythmé par le vote du budget 2012 en quarante-huit heures « chrono », puis la démission officielle de Silvio Berlusconi sous les huées des Romains le traitant de « mafieux », Mario Monti a été chargé hier soir par le président de la République de former un nouveau gouvernement. Le président de l'université Bocconi de Milan, professeur de politique monétaire, devrait très vite dévoiler la composition de son équipe. Elle sera resserrée, avec une douzaine de techniciens chevronnés, dont la légitimité démocratique agite déjà l'opinion publique. « C'est un coup d'Etat des banquiers », a éructé un proche de Silvio Berlusconi, fou de rage. Mario Monti pourrait cumuler sa fonction de président du Conseil avec le portefeuille des Finances, à moins qu'il ne confie le poste à son confrère de la Bocconi, Guido Tabellini, professeur de politique économique. L'autre ministère-clé pour gérer la crise de la dette, celui de l'Industrie, pourrait revenir à un troisième économiste, Carlo Secchi. Même chose à l'Equipement, pour lequel est cité Lanfranco Senn, encore un professeur de la Bocconi, et à l'Education nationale, promise semble-t-il à Lorenzo Ornaghi, recteur de la faculté catholique de Milan.
L'image forte du week-end restera celle de ce choeur accompagné de son orchestre, chantant samedi soir devant le Quirinale, l'Elysée romain, l' « Alleluia » de Haendel au moment précis où le « Cavaliere » tirait sa révérence. Mais les Italiens, encore incrédules, risquent de déchanter. La loi de Finances, votée en catastrophe, a été assortie d'une partie des mesures promises fin octobre par Silvio Berlusconi à ses homologues de la zone euro. Sur recommandation de la Banque centrale européenne, celles-ci prévoient un coup de rabot de 18,2 milliards d'euros sur les crédits des ministères d'ici à 2014, ainsi que la mise en vente de l'immobilier de l'Etat, en commençant par les prisons et les casernes désaffectées, et la libéralisation d'un certain nombre de professions réglementées. Sur le dossier des retraites, l'objectif de porter l'âge légal de départ à 67 ans en 2016 puis à 70 ans en 2050 a été gravé dans le marbre, mais une réforme plus large devrait être mise en chantier dans les tout prochains jours. « Il n'y a rien à célébrer et il est urgent de se retrousser les manches », estime Ferruccio De Bortoli, directeur du « Corriere della Sera », journal milanais auquel Mario Monti prêtait régulièrement sa plume. Selon « La Stampa », il faut s'attendre à « de nouveaux sacrifices pour tout le monde ».
A peine installé au palazzo Chigi, le nouveau chef de l'exécutif entend envoyer aux marchés un signal fort de reprise en mains. Ses premières décisions porteront sur les retraites, mais également sur l'assouplissement du droit du travail. En outre, il annoncera un train de rigueur supplémentaire pour garantir le retour à l'équilibre des comptes publics en 2013, promesse berlusconienne mise à mal par le risque avéré d'un retour de la récession, mais aussi pour tirer les conséquences de l'envolée des taux d'intérêts sur les bons du Trésor. L'an prochain, calculent les experts, la charge de remboursement de la dette pourrait augmenter de 12 à 15 milliards d'euros. Parmi les pistes à l'étude, la création d'un impôt sur la fortune et le rétablissement de la taxe foncière sur la résidence principale.




