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    Grèce : mobilisation contre la nouvelle taxe immobilière

    Grèce

    Brève publiée le 14 novembre 2011

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    Les brèves publiées dans cette rubrique « Informations et analyses » le sont à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    Syndicats et municipalités se mobilisaient lundi en Grèce contre une impopulaire taxe sur l'immobilier imposée pour remplir les caisses de l'Etat.

    Le puissant syndicat d'Electricité de Grèce, Genop-Dei est reparti à l'offensive contre cette taxe imposée via les factures d'électricité, s'affirmant déterminé à empêcher que le courant ne soit coupé chez les mauvais payeurs.

    Selon la presse, plus de la moitié des factures déjà envoyées n'avaient pas été réglées, dans l'attente le 2 décembre d'un jugement du Conseil d'Etat, saisi par le barreau d'Athènes, sur la validité de cette taxe.

    Dans un "appel à la résistance et à la solidarité", la Genop-Dei appelle ses membres à former des "piquets de surveillance", contre une mesure "barbare et antisociale". Une première occupation de bureaux de la Dei a été menée dans la matinée à Tripoli, dans le Péloponnèse.

    Parallèlement, plus de dix municipalités dans le pays se sont organisées pour fournir une assistance juridique aux réfractaires, a indiqué à l'AFP le maire de Nikaia, près du Pirée, Giorgos Ioakimidis.

    "Nous ne disons pas aux gens de ne pas payer, car nous ne pouvons pas les protéger contre les conséquences, mais nous voulons au moins aider ceux qui ne peuvent pas le faire", a affirmé cet élu de l'opposition de gauche.

    Les autorités ont court-circuité une série de systèmes D mis au point par les réfractaires pour payer leur consommation électrique sans s'acquitter de la taxe immobilière, "ce qui nous rend la tâche plus compliquée", a-t-il toutefois reconnu, estimant qu'à terme, la majorité des Grecs finira par payer.

    Chef de file de l'opposition de gauche, le parti communiste prône lui clairement le non-paiement de cette taxe, désignée sous le terme infamant en Grèce de "haratsi", qui renvoie aux impôts des autorités ottomanes au moment de l'occupation turque du pays.

    Variant de 0,5 à 16 euros par mètre carré en fonction de l'usage et de la localisation du bien immobilier, cet impôt a été imposé en septembre pour regonfler les caisses publiques et amadouer les créanciers du pays, UE et FMI.

    Son impopularité s'explique par le fort taux de propriété en Grèce (plus de 70%) mais aussi par le rôle de protection sociale joué par le patrimoine immobilier dans un pays sans réel Etat-providence.