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Grève au Portugal contre l'austérité
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Les fonctionnaires portugais ont cessé le travail, jeudi 24 novembre. Les syndicats appelaient à la grève générale contre les mesures d'austérité. Dans tout le Portugal, mais particulièrement à Lisbonne, les transports publics étaient fortement perturbés, voire dans certains cas complètement arrêtés. Cette grève générale – la septième seulement depuis le retour de la démocratie, en 1974 – n'a pas été suivie, selon les chiffres du gouvernement. Sur les 416 000 fonctionnaires gouvernementaux du pays, seuls 41 000 (10,5 %) d'entre eux auraient répondu à l'appel des syndicats CGTP et UGT.
Les bus lisboètes n'ont pas quitté les entrepôts jeudi, jour de grève générale contre les mesures d'austérité au Portugal.REUTERS/HUGO CORREIA Un écart astronomique avec les données avancées par la CGTP qui, elle, assure que la mobilisation est plus importante que la précédente, en 2010, qui avait vu trois millions de personnes descendre dans la rue. Le responsable de l'UGT, Joao Proença, a salué le "grand succès" de la grève et appelé le gouvernement à "écouter le mécontentement de la société portugaise". Dans l'ensemble du pays, outre les transports paralysés, de nombreuses écoles et bureaux de poste étaient fermés. Certains hôpitaux n'assuraient que les urgences.
LA RIGUEUR CONTRE 78 MILLIARDS D'EUROS
"Nous ne sommes pas des numéros ni des moutons", brandit un travailleur de l'aéroport de Lisbonne, paralysé par la grève. "Nous respectons scrupuleusement le droit de grève, mais la situation dans laquelle se trouve le Portugal ne pourra être surmontée que par la voie de la rigueur et de l'exigence. Tous les sacrifices demandés aux Portugais en vaudront la peine", a assuré Miguel Relvas, ministre porte-parole du gouvernement.
Le gouvernement portugais s'est engagé à mettre en œuvre une cure de rigueur en échange d'une assistance financière de 78 milliards d'euros accordée par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.
Outre des augmentations de la TVA sur le gaz et l'électricité et des hausses des prix des transports, l'austérité devrait principalement toucher les fonctionnaires, dont les salaires ont été gelés, et qui, l'année prochaine, perdront deux de leurs quatorze mois de salaire.
Selon des estimations officielles, la rigueur devrait entraîner l'année prochaine une contraction de 3 % de l'économie et un chômage record de 13,4 %. Ces faibles perspectives de croissance ont amené l'agence d'évaluation financière Fitch Ratings à abaisser jeudi d'un cran la note du Portugal, qui passe de BBB- à BB+, avec perspective négative, reléguant ainsi le pays dans la catégorie des émetteurs à risque.




