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Occupation de l'ENS pour obtenir la titularisation des personnels précaires

lutte-ENS

Lien publiée le 23 mars 2011

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Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

Depuis mardi 22 mars midi, les grévistes en reconductible depuis 12 semaines, étudiants et soutiens de l'ENS, occupent les salons de la direction qui refuse de signer le protocole d'accord pourtant élaboré par les services du ministère de la Fonction publique (suite à intervention de l'UGFF-CGT) prévoyant l'engagement de titulariser toutes et tous les grévistes (cantine et ménage) pour début 2012 et un CDI en attendant.

Par ailleurs, la censure de la liberté d'expression à l'Ecole sur la question palestinienne vient de susciter une pétition internationale de consternation de la part de 160 universitaires prestigieux : lire la pétition

Ci-dessous le communiqué d'hier soir et le tract d'aujourd'hui.

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Communiqué de l’Assemblée générale des personnels et étudiants mobilisés

LES RAISONS D’UNE OCCUPATION

Depuis maintenant cinq mois, des personnels et des élèves de l’Ecole Normale Supérieure luttent pour mettre fin à la précarité dans l’établissement. Les employés de la cantine et les femmes de ménage, en particulier, sont en grève depuis le 10 janvier.

La Direction a refusé avec entêtement de prendre en compte la situation. Face à ce déni et au blocage qu’il entraîne, Georges Tron, ministre de la Fonction Publique, a accepté d’élaborer un protocole de sortie de crise. Il prévoit le passage en CDI puis la titularisation des personnels précaires.

Vexée d’être ainsi dessaisie, la Directrice nie l’existence de ce protocole et s’obstine à ignorer les revendications des grévistes.

En refusant ce qui serait une solution juste et honorable, elle ne fait que repousser la fin de la crise et continue, après l’affaire Hessel, à ternir l’image de l’ENS.

Elle nous contraint ainsi à mener des actions plus vigoureuses. C’est pourquoi nous occupons à partir de ce soir les salons de la Direction.

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Tract d'appel à l'AG de mercredi 23 mars

La directrice persiste et ne signe pas !

C’était presque fait. On croyait qu’enfin, après plusieurs mois de luttes et de blocages, la vie de l’école allait pouvoir reprendre dans des conditions dignes et conformes aux acquis statutaires de la fonction publique.

Monique Canto-Sperber s’obstinant à ignorer les exigences des grévistes et préférant laisser pourrir la situation, le secrétaire d’Etat à la Fonction Publique, Georges Tron, avait pris personnellement en charge le dossier de l’ENS et négocié, avec les syndicats, un protocole de sortie de crise sur la base de nos revendications. Celui-ci prévoyait la signature immédiate de CDIs pour les grévistes et leur titularisation début 2012, via un relèvement du plafond d’emploi de l’ENS (n’entraînant donc aucune suppression de postes par ailleurs).

C’était sans compter sur notre imprévisible directrice qui n’est plus, il est vrai, à un coup d’éclat près.

Vexée d’avoir été ainsi dessaisie, elle va jusqu’à nier l’existence du protocole, et s’enferre dans des explications incohérentes : celle qui prétendait ne rien pouvoir faire sans l’accord du ministère est aujourd’hui la seule à s’opposer à la résolution du conflit.

Elle nous contraint à poursuivre et à intensifier la lutte. Nous exigeons de la directrice la signature d’un accord, sur la base du protocole existant et la résolution du problème du chef des cuisines ; sans quoi nous demandons la démission de Monique Canto-Sperber.

C’est pourquoi nous appelons tous les personnel-le-s et étudiant-e-s qui souhaitent un règlement rapide et juste du conflit à nous rejoindre, à toute heure, dans les salons de la Direction que nous occupons depuis hier midi.