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Rentrée calamiteuse pour le couple exécutif et la classe politique en général
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
(Ipsos)
L’ensemble de la classe politique et le couple exécutif en particulier voient leur cote de popularité se dégrader dans cette vague de rentrée du Baromètre de l’action politique Ipsos / Le Point. A la veille du vote de confiance à l’Assemblée nationale, c’est à gauche que Manuel Valls et François Hollande subissent les plus lourdes pertes.
Après une séquence de rentrée particulièrement défavorable (divisions de plus en plus marquées au sein du PS, démission du secrétaire d'État au Commerce extérieur Thomas Thévenoud, polémiques autour de livre de Valérie Trierweiler, le tout dans un contexte économique et social très difficile), le président de la République atteint des niveaux d’impopularité absolument inédits : seulement 13% des Français portent aujourd’hui un jugement favorable sur son action (-4 points), contre 83% (+4 points) qui sont de l’avis contraire. Signe d’une crispation particulièrement forte, un Français sur deux (50%, +10 points) déclare porter un jugement « très défavorable » sur François Hollande. Le désenchantement touche de plein fouet son propre camp : à peine un tiers des sympathisants socialistes (32%) lui apporte aujourd’hui son soutien (en baisse de 12 points), ce chiffre tombant même à 25% auprès de l’ensemble des sympathisants de gauche (-7 points en un mois, -12 points en deux mois). Enfin, seulement 29% de ses électeurs du premier tour de la dernière élection présidentielle (-12 points) portent un jugement favorable sur son action.
La situation n’est pas plus favorable à Manuel Valls qui, un mois seulement après la constitution de son deuxième gouvernement, voit sa cote de popularité se dégrader une nouvelle fois. Il recueille 30% d’avis favorables (-4 points en un mois), un niveau historiquement bas pour un Premier ministre nommé à Matignon il y a seulement 6 mois. A titre de comparaison, les 5 derniers Premiers ministres affichaient, à la même période, des scores bien plus élevés : 60% de jugements positifs pour Lionel Jospin, 56% pour Jean-Pierre Raffarin, 50% pour Dominique de Villepin, 54% pour François Fillon, 42% pour Jean-Marc Ayrault… Plus inquiétant, à la veille du vote de confiance à l’Assemblée, les sympathisants de gauche ne semblent pas accompagner Manuel Valls dans sa réaffirmation de la ligne politique sociale-démocrate du gouvernement. Le Premier ministre bascule ainsi dans l’impopularité dans son propre camp (57% de jugements défavorables chez les sympathisants de gauche, +13 points) et même chez les proches du Parti socialiste (47% d’avis critiques, +14 points en un mois, contre 45% de jugements positifs).
Au-delà du couple exécutif, l’ensemble de la classe politique semble affectée par une crise de confiance croissante. En effet, sur l’ensemble des personnalités testées dans le cadre de ce baromètre, 23 voient leur popularité se dégrader, 3 progressent et 1 reste stable. Parmi les baisses les plus marquées on citera Alain Juppé (49% de bonnes opinions, -6 points), qui reste néanmoins en tête du palmarès des leaders politiques préférés des Français, François Bayrou(2ème du classement à 42%, -4 points), Christine Lagarde (40%, -8 points à la suite de sa mise en examen dans l'affaire de l'arbitrage en faveur de Bernard Tapie en 2008), Laurent Fabius (39%, -5 points) ou encore Rama Yade (36%, -5 points).
Parmi les « rescapés » de cette vague très morose, Cécile Duflot enregistre la plus forte hausse du mois (+4 points à 28%). Après la marche arrière du gouvernement en matière d’encadrement des loyers, l’ancienne ministre du logement progresse, notamment à gauche : +8 points chez les sympathisants du PS, +21 points chez les écologistes, +22 chez les proches du Front de gauche. Tout se passe comme si elle bénéficiait auprès de son camp d’une « prime à la cohérence » en ayant refusé d’emblée de participer aux gouvernements Valls. A l’inverse, Arnaud Montebourg etBenoît Hamon sont sanctionnés : le premier perd 18 points chez les sympathisants socialistes (à 37%), le deuxième 7 points (à 38%). Enfin, Martine Aubry reste stable à la 4ème place du classement général (41%) et, malgré une baisse de 6 points, conserve la tête du palmarès établi par les sympathisants socialistes avec 67% de bonnes opinions. Surtout, la maire de Lille, qui est sortie de son silence en prenant des distances avec la politique menée par l'exécutif, domine largement à gauche et recueille 67% d’opinions favorables auprès des sympathisants de gauche (+1 point), contre seulement 21% d’avis négatifs.
A droite, en attendant son retour, Nicolas Sarkozy creuse à nouveau l’écart avec ses adversaires internes. Il gagne 1 point à 40% de bonnes opinions et s’installe confortablement en haut du podium auprès des sympathisants de l’UMP (82%, +5 points), devant Alain Juppé (72% d’avis positifs à droite, +1 point) et François Fillon (61%, -2 points). L’ancien président retrouve ainsi le niveau de popularité mesuré avant sa mise en examen.
Dans ce contexte de crise de confiance généralisée, la dernière gagnante de cette vague du Baromètre politique n’est autre que Marine Le Pen. Avec 32% de jugements positifs, la présidente du Front national progresse d’un point. Surtout, elle bat un nouveau record auprès des ouvriers, avec 60% de bonnes opinions, soit une hausse de 19 points par rapport au mois dernier.




