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Manif des pilotes d’Air France : radicalité et limites
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
http://www.ccr4.org/Manif-des-pilotes-d-Air-France-radicalite-et-limites#.VCM_r4dVmpk.twitter
La manifestation des pilotes d’Air France du 23 septembre a rassemblé environ 300 personnes devant l’assemblée nationale dont 200 pilotes.
Arborant tous un T-shirt à rayures bleues et blanches, symbole du « produire français », ils n’avaient qu’une seule banderole « Sauvegardons l’emploi français » et ne scandaient pas de slogans. Néanmoins, beaucoup d’entre eux, quand on les interviewait, dénonçaient « la recherche du seul profit » et même « le capitalisme ». Leur exigence : un seul statut et le retrait du projet TRANSAVIA EUROPE, qui implique l’emploi des pilotes, stewards, hôtesses et personnel au sol sur des contrats de droit portugais ou allemand plus défavorables.
Refusant le qualificatif de « privilégiés », ils soulignaient leur qualité de salariés hautement qualifiés et chargés de lourdes responsabilités, soumis à des risques non négligeables et à des horaires fluctuants. A l’opposé, ils mettaient en avant le caractère de « nanti » de leur PDG, Alexandre de JUNIAC, dont les revenus annuels bruts sont de l’ordre de 600.000€/an.
Très ouverts à la discussion, certains reconnaissaient que, jusqu’à présent, leurs luttes s’étaient menées à l’écart de celles des autres catégories de personnel, volant ou au sol, et qu’il fallait modifier cette situation et rechercher la convergence des luttes.
Au cours du rassemblement, une petite dizaine de jaunes, salariés d’Air France, manipulés par la direction, était venue injurier grossièrement les grévistes, largement filmés par les médias et protégés par les CRS. Lors de la dissolution, ces derniers ont menacé les pilotes qui n’enlevaient pas leurs autocollants « Pilote en grève ». Parallèlement, i télé diffusait un « reportage » intitulé « Grève des pilotes : à qui profite le crime ? »
Outre le SNPL (Syndicat National des Pilotes de Ligne), 5 syndicats soutenaient le mouvement : CGT, SNPC-FO, UNAC, UNSA et SUD AERIEN.
Ce matin, 24 septembre, Alain VIDALIES, secrétaire d’état chargé des transports déclarait sur RMC « le projet n’est pas suspendu pour 3 mois, il est retiré ». Ces propos ont ensuite été démentis par un porte-parole d’Air France, puis confirmés énergiquement par Valls. Les négociations avec les syndicats auraient repris dès maintenant.
Très déterminée, cette mobilisation constitue un affrontement direct, non seulement avec la direction d’Air France, mais avec l’Etat, actionnaire à 16%.
Le NPA est présent dans le personnel au sol. C’est un point d’appui pour soutenir la lutte, pour œuvrer dans le sens de la convergence entre la lutte des pilotes et des autres catégories de personnel et pour combattre les illusions nationalistes.




