Agenda militant

    Ailleurs sur le Web [RSS]

    Lire plus...


    [RSS] Compte
	Blue Sky Compte
	Mastodon Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais Articles traduits en allemand Articles traduits en portugais

    Blocage et AG sans précédent à l’Université Paris 3 !

    Article paru sur le site du NPA : https://npa2009.org/actualite/jeunesse/blocage-et-ag-sans-precedent-luniversite-paris-3

    Ce lundi 9 avril, des étudiant-e-s de l’Université Paris 3 ont pris l’initiative de bloquer l’accès aux bâtiments. Cette initiative résultait d’un choix mûrement réfléchi et faisait suite à une intense campagne d’information sur le « plan étudiant » du gouvernement. L’enjeu était d’étendre le mouvement de blocages étudiants qui touche déjà plus de quarante établissements d’enseignement supérieur, avec pour objectif le retrait des contre-réformes gouvernementales.

    Le blocage, un mode d’action qui n’avait pas été employé localement depuis le grand mouvement de 2009, a permis la tenue d’une Assemblée Générale réunissant plus de mille étudiant-e-s et salarié-e-s de l’université. De nombreux/ses interventions ont dénoncé la politique du gouvernement dans l’enseignement supérieur : remise en cause du droit à étudier (sélection, frais d’inscription…) et manque de moyens généralisé entraînent la dégradation des conditions de travail et d’étude.

    Il ne fallait pas mettre la charrue avant les bœufs !

    C’est seulement après la discussion de fond que l’Assemblée Générale pouvait voter en connaissance de cause sur les revendications et les moyens d’action (même si certaines voix se sont élevées pour demander un vote avant même le début de l’AG, espérant sans doute lever le blocus par un coup de force). Une très large majorité a entériné la revendication du retrait du plan étudiant, sans négociations ni amendements.

    La question du blocage, qui polarisait les discussions, a fait l’objet d’une attention particulière. La majorité des intervenant-e-s à la tribune de l’AG ont argumenté pour ce moyen d’action comme le seul permettant d’obtenir la satisfaction des revendications. Les orateurs/trices ont également souligné que l’occupation de l’université ne signifiait pas sa fermeture, mais au contraire une plus grande ouverture. Au reste, un bon rapport de force est la meilleure garantie que les étudiant-e-s ne soient pas pénalisé-e-s dans leur lutte légitime.

    Des salarié-e-s de l’université sont d’ailleurs intervenu-e-s à plusieurs reprises non seulement pour assurer les étudiant-e-s de leur solidarité, mais pour exprimer leurs propres revendications qui vont dans le même sens : pour une fac ouverte à tou-te-s, avec des conditions d’étude et de travail satisfaisantes. Le secrétaire de la section CGT Ferc-Sup a notamment appelé tous les personnels de l’université à rejoindre le mouvement et à participer à l’occupation de l’université pour faire converger les luttes des étudiant-e-s et des travailleurs/ses.

    Début d’une occupation prolongée

    Suite à des discussions animées, la majorité de l’AG s’est prononcée pour la poursuite du blocage et de l’occupation (plus de 600 pour, 418 contre). Ce vote a été fait, dans la mesure du possible, avec un contrôle individuel des cartes d’étudiant-e ou de salarié-e, pour garantir que seules les personnes liées à Paris 3 pourraient y prendre part. En effet, seul un respect scrupuleux de la démocratie peut donner toute leur légitimité aux décisions de l’AG.

    Quelques militant-e-s autonomes sans lien avec l’université sont intervenu-e-s sans ménagement pendant le  comptage pour réclamer le droit de vote sans contrôle des cartes d’étudiant-e ou de salarié-e. C’était un acte provocateur qui risquait de nuire à la légitimité démocratique de l’AG. Celle-ci a intérêt à être ouverte à tou-te-s, pour profiter des expériences de lutte faites ailleurs, mais il est légitime que les décisions soient prises par les étudiant-e-s et salarié-e-s de l’université.

    Cela étant, l’AG n’a pas seulement permis de dégager une majorité claire pour le blocage contre le « plan étudiant », elle a été une première expérience massive de l’auto-organisation à Paris 3. L’occupation va désormais permettre aux étudiant-e-s et salarié-e-s de prendre le temps pour débattre et s’organiser ensemble. Nous militerons notamment pour :

    • le développement de l’auto-organisation démocratique et de l’auto-défense contre les briseurs de grève et les provocateurs, pour permettre à un maximum de personnes de participer au mouvement ;
    • l’extension des revendications, car, comme l’ont rappelé de nombreuses prises de parole, le problème de l’université ne se limite pas au « plan étudiant » ;
    • la convergence des luttes (cheminot-e-s, Carrefour, étudiant-e-s…) vers la grève générale, car c’est le rapport de forces général qui permettra de faire plier le gouvernement.

    Télécharger au format pdf

    Ces articles pourraient vous intéresser :

    Education

    La jeunesse montre la voie pour affronter le gouvernement. Ce 13 octobre, soyons au rendez-vous pour cette journée décisive

    Le mouvement de la jeunesse que le pays connaît depuis deux semaines est d’une ampleur inédite depuis le mouvement contre le CPE en 2006 et, parti des lycées, il s’étend désormais aux établissements d’enseignement supérieur. Il fait aussi face à une intense répression, qui fait froid dans le dos, autant par sa brutalité que par son étendue : depuis le début du mouvement, 6877 personnes ont été placées en garde à vue, dont 86% de mineurs. En termes d’interpellations, cela dépasse le niveau du mouvement des gilets jaunes si on prend en compte le nombre de jours de mobilisation.
      Lire la suite...

    Télécharger en pdf Blue Sky Facebook

    Education

    Manifestations lycéennes et étudiantes : à quand les travailleurs/ses ?

    Ce mardi 6 octobre 2026, près de 90 % des universités ont été perturbées à l’occasion de «l’acte III» de la mobilisation initialement lycéenne. La mobilisation de ce mardi a été très importante : le gouvernement annonce 266 000 manifesttant·e·s et les organisations syndicales 450 000 manifestant·e·s. À Paris, cela va de 56 000 à 100 000. C’est un très grand succès, qui confirme la dynamique du mouvement de jeunesse qui traverse le pays depuis plus de 10 jours. Le gouvernement, toujours plus abject, joue avec le feu, la santé et bientôt la vie (?) des jeunes
      Lire la suite...

    Télécharger en pdf Blue Sky Facebook