[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais Articles traduits en allemand Articles traduits en portugais

Actualités et analyses [RSS]

Lire plus...

Newsletter

Twitter

Nombre de manifestants: Castaner se ridiculise avec ses comptages changeants et grotesques

Par Gaston Lefranc ( 2 décembre 2018)
Tweeter Facebook

Le gouvernement s'acharne à minimiser le nombre de manifestants. Le problème est que cela devient grotesque et que cela finit par se voir... même si les médias aux ordres relaient docilement et sans les questionner les chiffres de Castaner.

Le 17 novembre, Castaner se précipitait pour annoncer le matin 50.000 personnes. Vu le nombre de barrages (plus de 2.000), ce chiffre était ridiculement bas. Il a donc augmenté le chiffre plusieurs fois dans la journée : 124.000, puis, 224.000 et enfin 283.000 à 17h au « pic de la mobilisation ». Même si on admet que ce chiffre est réel, il s'agit d'une photographie à un moment donné car la police n'est bien entendu pas en capacité d'estimer le turn-over de manifestants sur un barrage. Si à 17h, il y a 50 personnes sur un barrage, sur l'ensemble de la journée il y en a forcément bien plus. Bref, le nombre de manifestants est très difficile à établir, mais il était considérable : plusieurs centaines de milliers.

Le 24 novembre, Castaner recommence ses multiples pointages, pour culminer à 106.301 à 17h. Quelle précision, c'est impressionnant ! Castaner pouvait alors claironner : la mobilisation s’essouffle, la baisse est considérable ! A Paris, Castaner a annoncé le chiffre ridicule de 8.000 manifestants... Sur l'ensemble de la journée, il y avait évidemment beaucoup plus de manifestants !

Le 1er décembre, c'est l'apothéose. En fin de journée, Castaner annonce 75.000 manifestants en France, et 5.500 à Paris... La mobilisation baisse encore, formidable ! Sauf que ce chiffre de 5.500 à Paris est grossièrement faux. Autour d'Opéra vers 14h30, il y avait plus que ce chiffre là ! Et il y en avait partout autour des Champs Elysées, notamment plusieurs milliers avenue Foch. Sur l'ensemble de la journée, il y a eu des dizaines de milliers de gilets jaunes dans Paris.

Le gouvernement a, une fois de plus, distingué les gentils gilets jaunes et les méchants casseurs, petite minorité agissante qui prenait en otage les gentils manifestants. La rhétorique est bien rodée, mais rien n'est plus faux. C'est la grande majorité des gilets jaunes qui étaient déterminés à résister à la répression policière et qui étaient solidaires de ceux qui étaient les plus actifs. Mais dimanche matin, Castaner indique qu'il y avait environ 3.000 « casseurs » dans Paris. Autrement dit, les 3.000 « casseurs » sont une infime minorité dans une manifestation de 5.500.... Castaner n'a vraiment pas peur du ridicule. Le mensonge est grossier, la contradiction est éclatante !

Finalement, ce dimanche, Castaner indique avoir refait les calculs : il y aurait finalement eu 135.000 manifestants samedi 1er décembre. Castaner a retrouvé la trace de 60.000 manifestants pendant la nuit ! Autrement dit, la mobilisation serait en hausse par rapport à samedi dernier.... Sauf que Castaner nous sort (une semaine après !) une nouvelle estimation du nombre de manifestants de samedi 24 novembre : il y aurait eu 166.000 manifestants, et non 106.000... Cela permet à Castaner de dire que la « mobilisation s’essouffle » et que le nombre de manifestants est en baisse !

Cela devient comique. Le tripatouillage est grotesque et maladroit. Malheureusement, les médias aux ordres gobent tout. C'est atterrant.

Nous sommes face à un gouvernement cynique qui est prêt à mentir et manipuler comme jamais. Nous devons aujourd'hui faire une critique implacable de ces manipulations et produire notre propre information, en soutenant les rares médias indépendants des grands capitalistes.

Les 17, 24 novembre, 1er décembre, il y avait énormément de monde dans la rue, bien plus que ce qu'indiquent les chiffres grossièrement manipulées par le gouvernement. La détermination était très forte. Le gouvernement n'arrivera pas à venir à bout de notre mobilisation en trafiquant les chiffres. Les médias aux ordres auront beau répéter toutes les 30 secondes le mot « casseur », ils n'arriveront pas à nous désolidariser des gilets jaunes qui ont courageusement résisté à une répression policière sans précédent.

Vive l’insurrection populaire des gilets jaunes !

Amplifions la mobilisation !

Télécharger au format pdf

Ces articles pourraient vous intéresser :

France

Derrière les bons sentiments... Macron protège les riches et nous arnaque !

Au début de son discours, Jupiter a pris son air martial pour dénoncer les violences des méchant.e.s gilets jaunes. Ce larbin du grand capital n'a visiblement pas mesuré l'indécence de son propos : alors que des dizaines de gilets jaunes et de lycéen.ne.s ont été mutilé.e.s, que 150 lycéen.ne.s ont été humilié.e.s et insulté.e.s pendant des heures à Mantes-la-Jolie, que des centaines de personnes ont été arrêtés sans aucun raison, juste pour faire peur et dissuader les gens de manifester, il s'offusque des bris de vitrines et des feus de poubelle. Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

Education

Les gilets jaunes et nos élèves nous montrent la voie: tou-t-e-s ensemble, on peut gagner

Sur le papier, le SNES-FSU, Sud-Education, la CGT-Educ’Action et le SN-FO-LC sont pour l’abrogation de Parcoursup, de la réforme du bac et de celle des lycées (général-technologique et professionnel). Mais les directions syndicales n’ont pris aucune initiative en ce sens-là depuis des mois, bien que la profession soit majoritairement opposée à ces contre-réformes.  Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

Gilets jaunes

Acte 4 des Gilets Jaunes a Paris : le soulèvement en marche

La détermination des gilets jaunes n’est plus à démontrer, mais elle mérite bien qu’on insiste sur elle et qu’on la salue. Dès le matin, des groupes ont tenté de rejoindre les Champs Elysées puis c’est dans toute la ville qu’ont eu lieu des rassemblements, des manifestations sauvages (entendues comme manifestations sans parcours déposé en préfecture), des affrontements contre la police. Saint-Lazare, Madeleine, Opéra, Concorde, République, Rivoli, partout dans Paris se répandait le souffle de la révolte qui emporte tout sur son passage Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

Syndicalisme

Les directions syndicales protègent Macron : que pouvait on réellement attendre d’autre ?

Ce jeudi s’est réunie l’intersyndicale au complet pour discuter de la situation sociale et du mouvement des Gilets Jaunes. Le résultat de cette réunion a été un  texte ignoble que seul Solidaire n’a pas signé) dans lequel les différentes directions appelaient expressément Macron à les concerter (le fameux « dialogue social ») mais, pire encore, ont condamné les violences des manifestants de samedi. Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook