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    Bulletin Jeunes travailleurs RP

    Par Comité JT RP (25 mai 2012)
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    L'apprentissage, un avantage pour les apprentis...
    ...ou pour les employeurs ?

    On dit souvent que l’apprentissage est « une chance pour les jeunes », un contrat gagnant-gagnant... En réalité il bénéficie beaucoup moins aux jeunes qu’aux patrons qui les emploient.

    Un contrat au rabais

    L'apprenti, pourtant « reconnu comme  travailleur à part entière par le Ministère du Travail », ne touche qu’entre 25 et 78% du SMIC. En plus, il ne bénéficie pas de tous les droits d’un salarié. Par exemple, les frais de déplacement entre son lieu d’apprentissage et l’entreprise sont entièrement à sa charge.

    L'employeur, en revanche, bénéficie à peu de frais d’un travailleur rapidement productif, sur lequel il est exonéré de la plupart des cotisations sociales, et qui lui rapporte en plus de cela des aides de part de l’État et de la Région (respectivement 1800 et 1000 euros pour une entreprise de moins de 50 salariés).

    Trimer en espérant être embauché

    On fait miroiter à cette main d’œuvre sous-protégée un CDI à la fin du contrat d’apprentissage pour exiger un investissement bien supérieur aux règles en vigueur. Et si un licenciement ne peut théoriquement se faire qu’avec l’accord des deux parties, les apprentis, souvent bien seuls face à leur hiérarchie et peu informés de leurs droits, osent rarement s’y opposer.

    Le pire, c'est que dans beaucoup de cas, même si l'apprenti (ou le contrat pro) a fait un sans faute, le patron va quand même lui dire d'aller chercher du boulot ailleurs... pendant qu'il en reprend un autre ! Tout simplement pour faire encore plus de profits. Sans compter qu'à Paris, un apprenti sur deux a son contrat rompu durant les trois premiers mois et se retrouve souvent sans qualification.

    La précarité ET le chômage !

    Cela fait longtemps que les politiciens au service des capitalistes prétendent régler le chômage des jeunes avec des contrats précaires : CIP de Balladur en 1994, emplois-jeunes d'Aubry en 1997, CPE de Villepin en 2006, et bientôt le contrat-avenir... C'est pour la même raison que Sarkozy voulait augmenter l'apprentissage. Hollande est en fait très favorable aussi à l'apprentissage, les régions PS payent des sommes énormes aux CFA privés et tiennent le même discours : « c'est pour le bien des jeunes ».

    Le résultat c'est qu'on a à la fois la précarité ET le chômage, qui ne baisse pas ! Dans le capitalisme en crise, tout ce qu'on nous propose c'est de nous vendre en promo, de nous taire, et en plus de dire merci.

    Avec tous les profits qui sont faits sur notre dos, il y a pourtant bien assez pour permettre à toutes et tous une formation de qualité et un emploi utile et stable. Mais pour cela, il faut nous battre pour prendre le pouvoir à cette minorité d'exploiteurs !

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