Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Mélenchon - Dérapage médiatique dans la drogue atlantiste (20/09)
- L’IA menace déjà le travail et les diplômes : vers une "génération perdue" ? (19/09)
- 1933 : comment les ÉLITES allemandes ont BASCULÉ vers HITLER (18/09)
- Le hold-up intellectuel et politique du Medef (18/09)
- La Meute : LFI et Jean-Luc Mélenchon au prisme du journalisme contemporain (18/09)
- L’armée américaine en surchauffe (18/09)
- Ludivine Bantigny - Ces moments où l’histoire oblige à souder les rangs (18/09)
- Culture et stratégie : Trotsky, Kautsky et la liberté en art (18/09)
- Avertissements ignorés : ce que révèle la nouvelle enquête sur le 7 octobre en Israël (17/09)
- La rentrée d’ANTEMANHA, poétesse et artiste franco-allemande au service de l’art poétique et de la paix (17/09)
- Dialogues – Quel État pour la révolution citoyenne ? Avec J.L. Mélenchon (16/09)
- Prix des carburants, mobilisations populaires, budget : Manuel Bompard, invité de TF1 ! (16/09)
- Comment sortir du capitalisme ? (14/09)
- Où vivent les plus pauvres ? (14/09)
- Solidarité avec la Palestine : France TV censure Adèle Haenel (12/09)
- La fabrique du mensonge et de la colère - Denis Robert (12/09)
- Les rebelles houthis du Yémen s’emparent de l’ensemble de la côte bordant la mer Rouge, dont le détroit stratégique de Bab el-Mandeb (12/09)
- Abel Quentin et son "appel citoyen à légitime défense" contre l’IA (11/09)
- Penser la dégradation du travail avec Harry Braverman (11/09)
- Lordon : Dollar détonateur ? (11/09)
- Matinale de France Info avec Clémence Guetté (11/09)
- Communiqué SNJ - CGT des journalistes de BFM (11/09)
- Recension de "Le capitalisme contre la mondialisation" de Benjamin Bürbaumer (10/09)
- Le "retournement de tendance" en Ukraine ne correspond pas "à la réalité militaire" (10/09)
- Michael Roberts : Contrôler ou remplacer le capitalisme ? (10/09)
Liens
CGT : Révolution de palais ou révolution culturelle ?
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
La crise de direction et d’orientation de la confédération ouvre des chances de redressement de la vieille maison qui fête ses 120 ans. Un replatrage de façade avec un discours plus combatif serait mieux que rien mais n’y suffira pas. Un congrès des syndicats, sans le filtrage et le dosage habituel des délégués, est une des conditions du sursaut. Dans tous les cas le 51° congrès ne sera pas un congrès comme les autres !
A l’heure où ces lignes sont écrites, juste après le CCN de janvier, il est parfaitement impossible de prévoir ce qui se décidera, ou pas, au CCN de février. Néanmoins il est possible de tirer quelques leçons des semaines écoulées.
La dérive depuis vingt ans, l’alignement progressif de la CGT sur la CFDT et un syndicalisme d’accompagnement était de plus en plus contesté en interne. Y compris dans l’actualité immédiate comme les propositions défendues avec la CFDT dans la négociation sur « le dialogue social ». La « révélation » visant Thierry Lepaon et partant de l’intérieur de la direction confédérale aura été la goutte qui fit déborder le vase. Nombre de structures y compris parmi les plus importantes ont pris des positions fortes et radicales contestant aussi bien les méthodes démocratiques que les orientations confédérales. Au point de contraindre la direction confédérale à trouver des réponses, ou au moins un pare-feu.
Incapable de mesurer la colère des militants et des cadres syndicaux intermédiaires Thierry Lepaon a d’abord cherché à s’accrocher jusqu’à finir par présenter une solution où il se gardait une place à la Commission Exécutive Confédérale (CEC) et composait un Bureau (et un secrétaire général) à sa main. Le CCN du 13 janvier a repoussé cette issue en forme de farce qui resserait la direction autour de cadres « fidèles ». La mise à l’écart des représentants de l’aile la plus réformiste devait suffire à calmer la colère militante sans pour autant ouvrir les portes aux responsables syndicaux identifiés à une orientation syndicale plus combative. Une nouvelle fois le CCN désavouait la direction confédérale, sans compter la manipulation incroyable des mandats de la fédération de la santé qui était mandatée pour voter contre et qui se retrouve à voter pour (manipulation dont l’explication relève sordidement de la vie privée de secrétaires généraux !).
Nombre de fédérations et d’Unions Départementales, exprimant l’attente de leurs bases, refusent par ailleurs de se contenter d’une révolution de palais. Les propositions de congrès extraordinaires, de congrès de réo-orientation, de direction collégiale provisoire ont un large écho positif. Tant il est vrai que les problèmes de la CGT ne se limitent pas aux méthodes et aux orientations du Bureau confédéral. Hélas, l’autoritarisme, le centralisme, la complaisance, la prévarication, le déclin des positions de classe touchent tous les étages de la maison.
Il n’y aura pas de redressement sans une reprise en main des syndicats par les syndiqués : contrôle des délégués, élaborations collectives des revendications et des modalités de la lutte, rotation des mandats, contrôle des instances « supérieures » par les syndicats de base… rien de tout cela ne se décrète. Mais nécessite juste que les syndiqués se décident à faire vivre une démocratie syndicale dont les principes sont anciens, connus et validés mais trop souvent oubliés.




