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Le Pen souhaite "l’interdiction de toutes manifestations"
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
En ce vendredi 20 Mai, Marine Le Pen interviewé par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, prône ouvertement l’interdiction de toutes manifestations pendant l’état d’urgence. Elle en profite par la même occasion pour tirer à boulet rouge sur le gouvernement.
Marine Le Pen est ferme. En période d’état d’urgence il n’y a aucune manifestation possible. Même devant l’opposition massive et explicite des français face au projet de loi. Ne serait-ce pas une analyse incongrue de la part de la bienveillante présidente du FN ? Elle qui défend pourtant la compétitivitéfrançaise, face à l’Union Européenne qui serait prédatrice, alors que la France en est un des premiers maillons ; elle, qui perçoit le capitalisme comme un cadre fondamental, s’abstient de voter la loi travail, qu’elle voudrait pourtant en bien pire.
En effet, aux yeux du Front National celle-ci parait insatisfaisante, ses partisans l’auraient arrangé à leur sauce avec des spécificités et des privilèges selon la taille des entreprises, pour s’adresser notamment l’une de ses bases électorales, les TPE et PME. Il s’agit alors pour Marine Le Pen de trouver un prétexte pour rejeter la politique du gouvernement. Le gouvernement abuserait de l’état d’urgence pour adopter une loi rejetée par la majorité de la population. Une contradiction dans les termes ?
Ne vous en faite pas, Le Pen a LA solution !
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Selon l’anthropologue Emmanuel Terray « le fondement de la pensée de droite reste la défense de l’ordre établit ». Or ces casseurs, ces « anarchistes, autonomes » décrit par Didier Guillaume, déclareraient une guerre à la France, ils « mettent en danger la République ». Le gouvernement actuel serait incompétent, contrairement à Marine Le Pen qui aurait prédit depuis « des années maintenant, il faut le dire, que ces milices d’extrême gauche sèment le désordre, la destruction et la violence. […] Que nous avons réclamé à de multiple reprises la dissolution de ces groupements. » La réponse serait sous nos yeux depuis le début : il faut augmenter le pouvoir des forces de l’ordre. En 15 ans, il n’y aurait eu que 1800 interpellés, seulement 17 arrestations ces 2 derniers mois.
Marine Le Pen et le FN qui incarne la xénophobie avec la migration zéro, ne parle plus de menaces de la part de ces malfaiteurs, mais bien d’un passage à l’acte.
Ainsi elle dépose le projet de la présomption de légitime défensedes forces de l’ordre, en d’autre terme : les flics sont présumés avoir agit en légitime défense et c’est à « ceux qui contestent cet état de légitime défense de le démontrer ». Donner carte blanche aux forces de l’ordre est, selon Marine Le Pen, le meilleur moyen de maintenir l’ordre. Ce n’est après tout qu’un « renversement de la charge de la preuve ».Car il est bien connu que les flics sont désarmés face « aux brigades noires » puisque le gouvernement ne donnerait pas d’ordres, si ce n’est de conserver un comportement statique.
Il faudrait donc arrêter les manifestations. Mais sous un gouvernement déclarant un état d’urgence « bidon » il faut bien s’assurer de les écraser, ces fauteurs de trouble qui traduisent ce que 70% de la population rejette.
Marine Le Pen en cherchant à décrédibiliser le gouvernement actuel ne fait que s’embourber dans un discours populiste, tout en diabolisant les partis d’extrême gauche et les manifestants après avoir soutenu la manifestation contre la haine anti-flics. Le FN affiche une fois de plus son camp, celui du patronat, celui de l’ultra sécuritaire, qu’Hollande lui a emprunté, et qu’elle aimerait appliquer jusqu’au bout.




