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Les flics gazent les manifestants au salon de l'auto
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour repousser les manifestants, venus protester contre les licenciements et défendre l'emploi, et qui ont essayé d'entrer dans le salon aux cris de "on va rentrer, on va rentrer, aucune usine ne doit fermer".
"On a décidé de se battre, de faire front commun face à nos patrons", avait expliqué à l'AFP peu auparavant Jean-Pierre Mercier, délégué de la CGT de PSA Aulnay, dont les banderoles flottaient avec celles d'autres syndicats du groupe automobile.
Outre PSA et Renault, des salariés d'autres groupes connaissant ou ayant connu des difficultés, comme Faurecia, ArcelorMittal, Goodyear, Continental, mais aussi 3 Suisses, Fralib, et Samsonite, s'étaient donné rendez-vous.
Sous la bannière de la CGT Ford Blanquefort (près de Bordeaux), était présent aussi le candidat du NPA à l'élection présidentielle Philippe Poutou.
Parmi les organisateurs, figurent les Licenci'elles, ex-3Suisses, se voulant apolitiques et sans étiquette syndicale, dont une vingtaine de représentantes étaient venues au Mondial mardi.
L'une d'elles, Séverine Perdereau, a souligné que cela avait été "une évidence" pour les membres de l'association de venir devant cette "vitrine de la technologie" pour participer à un mouvement général, "car on se bat pour la même chose: sauver l'emploi".
Dès le début du rassemblement, Jean-Pierre Mercier avait fait part de l'intention des salariés d'entrer dans le salon où est exposé "le produit de l'exploitation de plusieurs années de travail".
Si les salariés en étaient empêchés par les forces de l'ordre "ce serait un message fort", avait-il prévenu, en soulignant que les manifestations des derniers mois avaient toujours été organisées dans le calme.
Tout en dénonçant les "patrons casseurs" (d'emploi), le syndicaliste avait aussi souligné que la manifestation avait valeur de "message au gouvernement, pour lui dire qu'il a une responsabilité politique dans les licenciements".
Lundi le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a affirmé qu'il "comprenait l'inquiétude" des salariés qui viendraient manifester devant le Mondial.




