Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Face au capitalisme, que peuvent la science et les scientifiques ? (29/04)
- Thèses pour une critique écosocialiste de l’intelligence artificielle (29/04)
- Le rôle des COMMUNISTES : CLASSE ou PEUPLE ? (29/04)
- Manuel Bompard, invité de TF1 (28/04)
- Dans la tempête, le Venezuela plie, mais ne rompt pas (28/04)
- Faut-il nationaliser l’économie pour sortir du capitalisme ? (24/04)
- Intervention de Frédéric Vuillaume lors de la première journée du congrès confédéral FO (23/04)
- Portugal. La droite vise à affaiblir la législation du travail. (23/04)
- Israël et les États-Unis mènent une guerre contre le développement de l’Iran (23/04)
- Hongrie : aux origines économiques de la défaite d’Orbán (23/04)
- Les Écologistes : une fronde interne contre la candidature de Marine Tondelier à la présidentielle (23/04)
- Communisme et salaire chez Bernard Friot (21/04)
- Inventer des vies désirables. Entretien avec Séverin Muller (21/04)
- Un stade technofasciste du capitalisme numérique ? (21/04)
- EXCLUSIVITÉ QG : "Le système Macron : perversion et évaporation de millions" (21/04)
- Appel des 30 ans d’Acrimed : Transformer les médias, une urgence démocratique ! (20/04)
- "QUELQUE CHOSE DE GROS SE PRÉPARE AVEC LA FINANCE" - Frédéric Lordon (19/04)
- IA : une nouvelle étape de la lutte des classes ? (18/04)
- "Une civilisation va mourir ce soir" – Trump, instrument et produit du chaos mondial (17/04)
- Nommer la France qui apparaît (17/04)
- Décès de Roger Establet (17/04)
- L’Ecole face aux logiques du capitalisme (17/04)
- Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique (17/04)
- Lettre d’Engels à Conrad Schmidt (16/04)
- Douze observations sur le référendum italien et la victoire du Non (16/04)
Liens
Vaujours : un policier plante des ciseaux dans la gorge d’un ado
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
Un contrôle d'identité a dégénéré samedi en Seine-Saint-Denis. Un jeune de 17 ans a été blessé par un gradé, chef d'une patrouille de la BAC.
L'un était, jusque-là, un lycéen plutôt tranquille en bac pro métallerie. L'autre, major de police, expert ès violences urbaines, habituée des plateaux télé, en plus d'être délégué du syndicat Unité-SGP (classé à gauche). Farès, 17 ans, a croisé la route de Yannick Landurain à Vaujours, en Seine-Saint-Denis, samedi en fin de journée. La rencontre a tourné au vinaigre. Le major est suspecté d'avoir donné un coup de ciseaux à l'adolescent au niveau de la gorge. Une vidéo circule sur les réseaux sociaux sur laquelle on voit le jeune homme porter son tee-shirt sous son menton pour arrêter l'effusion de sang.
Selon des témoignages recueillis par Le Point, des policiers en patrouille ont fait l'objet de quolibets. Ils stoppent alors leur véhicule et se dirigent vers un groupe de quatre jeunes installés aux abords de la rue principale de cette commune de moins de 7 000 habitants réputée peu criminogène. Ces derniers nient être à l'origine des invectives, ils sont néanmoins contrôlés et palpés. L'un des policiers s'empare alors des ciseaux de l'un d'entre eux.
« Vous n'assumez pas vos paroles, bande de couilles molles, bande de pédales, vous n'êtes pas des hommes », leur lancent les policiers, d'après le récit des ados. Selon des témoins oculaires, un gardien de la paix tente d'empoigner un adolescent, un autre le nargue alors : « C'est un signe de faiblesse. Si vous aviez affaire à des adultes, vous vous comporteriez différemment. »
« À l'hôpital, on m'a recousu de trois points de suture. Ensuite, j'ai été placé en garde à vue »
Selon Farès, il esquive alors un coup de pied au tibia : « Il voulait qu'on se disperse. On n'allait pas assez vite, selon lui. Il a avancé vers moi, a pointé ses ciseaux et me les a plantés dans la gorge, à droite de la pomme d'Adam. Ensuite, avec mon tee-shirt, je me suis fait un point de compression. Aucun des policiers ne m'est venu en aide. Un pote a appelé les pompiers. On me dit que les policiers aussi les ont appelés. Je n'ai pourtant vu aucun policier se saisir de son téléphone. Mon père a été appelé. Il croyait que j'avais été agressé par quelqu'un. Je lui ai dit que c'était un policier. À l'hôpital, on m'a recousu de trois points de suture. Ensuite, j'ai été placé en garde à vue au commissariat de Livry-Gargan. » L'affaire ne s'arrête pas là.
Le lendemain matin, la police débarque au domicile des parents alors que Farès était toujours en garde à vue. Elle embarque le père et le place, à son tour, en garde à vue. Il sera relâché au bout de 12 heures. Et s'en sortira avec un rappel à la loi. La jeune sœur venue apporter des vêtements à son frère – son maillot était maculé de sang – sera également placée en garde à vue après avoir, dit-elle, essuyé des insultes au commissariat.
Farès est convoqué ultérieurement pour outrages et menaces de mort. Deux accusations qu'il nie en bloc. Contacté lundi par Le Point, le parquet de Bobigny est resté muet. La police des polices a donné rendez-vous à la famille samedi afin de déposer une plainte.
Le syndicat Unité-SGP de Seine-saint-Denis n'a pas souhaité faire de commentaires. Son patron, Yves Lefèvre, quant à lui, cherche toujours à en « savoir plus pour se prononcer ».




