Agenda militant
Ailleurs sur le Web
![S’abonner au flux RSS [RSS]](images/rss.jpg)
- Chimie, acier, emploi : quand l’effet domino menace le tissu industriel (12/06)
- Dans les médias, la bonne propagande contre la mauvaise propagandiste (11/06)
- Combien d’énergie consomme vraiment l’IA ? La réponse en infographies (11/06)
- Lordon : Défoncer la finance néolibérale : actions et actionnaires (11/06)
- "Canal +, Grasset… Le pouvoir intellectuel et culturel peut-il un jour basculer à l’extrême droite?" (11/06)
- Défoncer la finance néolibérale : banques, crédit, dette (10/06)
- Le plan de Bruxelles pour démanteler des pans entiers du droit national (10/06)
- Les banques mafieuses se gavent pendant que la crise se rapproche - Éric Toussaint (10/06)
- Décès de Jean Ziegler : retour sur soixante ans de combats (10/06)
- Décès de Jean Ziegler (10/06)
- Andalousie : une percée de la gauche radicale (09/06)
- Briser le bloc rural : neuf thèses sur la lutte contre l’extrême droite dans les ruralités hexagonales (09/06)
- Entretien de Mélenchon dans "Alternatives économiques" (06/06)
- Nouvelle-Calédonie : non-lieu général ordonné en faveur des militants kanak de la CCAT (05/06)
- Manuel Bompard invité de France Info (05/06)
- Socialiser le capital : une méthode (04/06)
- Politique du désajointement : tenir dans ce qui ne tient plus (04/06)
- CONTRE LE CAPITALISME, LE GRAND OUBLI DE LA GAUCHE ? (04/06)
- Mélenchon sur Radio Nova (04/06)
- Les Verts Populaires soutiennent la candidature de Mélenchon (03/06)
- Pourquoi la Bolivie se soulève (03/06)
- Défoncer la finance néolibérale : principes et méthodes (03/06)
- La nostalgie de l’Union soviétique, ressource potentielle contre Poutine (02/06)
- La transformation politique de l’Iran en temps de guerre (01/06)
- Union de la gauche : pour quoi faire ? (01/06)
Liens
Les lois de financement de la Sécu : de l’aberration à l’arnaque
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
https://npa2009.org/arguments/sante/les-lois-de-financement-de-la-secu-de-laberration-larnaque
Crédit Photo: Photothèque Rouge/JMB
« Chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » : c’est un principe de base de la Sécurité sociale. Malheureusement, nous n’avons jamais été aussi éloignés de ce principe…
Depuis l’instauration de la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) en 1996, ce principe est inversé : c’est aux besoins sociaux de s’adapter aux moyens accordés par le gouvernement et le Parlement. Le droit à la santé pour tous et toutes ne peut pas être garanti puisque l’enveloppe budgétaire destinée aux dépenses de santé (1) est fermée avant même de connaître la situation sanitaire. Ainsi, en 2020, la progression de ce budget devra être limitée à 2,3 % alors que la croissance spontanée des dépenses est évaluée à 4,4 % par la commission des comptes… de la sécu !
La construction politique du déficit de la Sécu
Le déficit de la Sécu serait de 5,5 milliards d’euros en 2019, selon le PLFSS, mais les comptes des finances publiques prévoient eux un excédent de 11,7 milliards ! Pourquoi cette différence ? Les gouvernements imposent en réalité à la Sécurité sociale de rembourser « sa dette ». En 2019, la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) a remboursé 15,7 milliards, grâce au versement de 2,1 milliards du Fonds de réserve pour les retraites et aux recettes de la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS, 0,5 % prélevé sur le salaire brut) et d’une partie de la CSG. Le déficit de la Sécu est dérisoire en comparaison avec celui de l’État qui ne doit pas être remboursé !
Le déficit est créé par le gouvernement qui refuse de compenser les exonérations de cotisations. Afin de « rénover les relations financières entre l’État et la Sécu », le rapport rédigé (2) à sa demande préconise une règle de « solidarité » entre l’État et la Sécurité sociale. Mais il n’a pas été officiellement publié, certainement parce que le rapport propose « une prise en charge intégrale par l’État des exonérations spécifique de cotisations ». Or l’objectif du gouvernement est de fondre le budget de l’État et de la Sécu, comme il a tenté de le faire dans le cadre de la réforme constitutionnelle qui n’a pas abouti... pour l’instant. La bourgeoisie veut étatiser la Sécu et la privatiser par le développement des complémentaires tout en maintenant un filet de protection pour les plus démunis (la CMU). Pour la bourgeoisie, l’enjeu, à terme, est de récupérer les 505 milliards consacrés à son financement, en premier lieu la part constituée par les cotisations sociale, soit 54,2 % des recettes. Elle veut nous piquer cette part socialisée du salaire. Ne nous laissons pas arnaquer !
1 – L’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (l’ONDAM).
2 – Rapport Dubertrey-Charpy.





