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    Une dizaine de lycées de banlieue d’Ile-de-France bloqués par des élèves, sûrs que «l’Etat fait moins» pour eux

    Lien publiée le 25 septembre 2026

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    Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.

    Une dizaine de lycées de banlieue d’Ile-de-France bloqués par des élèves, sûrs que «l’Etat fait moins» pour eux – Libération

    Aux abords des établissements, les lycéens décrivent un sentiment d’abandon. De son côté, le rectorat assure qu’«il ne s’agit pas d’un mouvement politique».

    Mercredi 23 septembre, la présidente du Conseil régional d'Ile-de-France, Valérie Pécresse, a «dénoncé et condamné avec la plus grande fermeté ces actes de violences».

    La ; style="transition: color 0.3s; margin-bottom: 1.5rem; color: rgb(230, 0, 4);" target="_blank">grogne lycéenne gagne plusieurs établissements d’Ile-de-France depuis le début de la semaine. Au total, une dizaine de lycées ont subi des blocus ces derniers jours, rapporte l’académie de Créteil, notamment ce jeudi 24 septembre ; style="transition: color 0.3s; margin-bottom: 1.5rem; color: rgb(230, 0, 4);" target="_blank">à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, où des élèves entendaient protester contre ; style="transition: color 0.3s; margin-bottom: 1.5rem; color: rgb(230, 0, 4);" target="_blank">la surcharge de leur classe et emploi du temps.

    «Il y a eu ce [jeudi] matin un blocus du ; style="transition: color 0.3s; margin-bottom: 1.5rem; color: rgb(230, 0, 4);" target="_blank">lycée Auguste Blanqui à Saint-Ouen, avec un attroupement, des mouvements, des dégâts matériels mais pas de blessé», a résumé à l’AFP une porte-parole du rectorat, précisant que l’établissement restait fermé pour l’après-midi à la demande de la police

    En milieu de journée, des élèves y contemplaient à travers les grilles les dégâts occasionnés par le rassemblement ayant dégénéré en actes de vandalisme ou tirs de mortiers d’artifice, la police scientifique relevaient des indices, entre traces d’incendie au sol et poubelle et chariots renversés, a constaté l’AFP.

    «Frustration accumulée»

    «Au départ, c’était un blocus pacifique, mais c’est allé trop loin quand des jeunes extérieurs au lycée, une quinzaine, venus d’une autre ville, en ont profité pour faire n’importe quoi», a raconté un élève de première, Lokman, 16 ans, évoquant une action née de «la frustration accumulée par les élèves concernant la surcharge des classes et des plannings ou les absences de profs».

    «On est ; style="transition: color 0.3s; margin-bottom: 1.5rem; color: rgb(230, 0, 4);" target="_blank">un peu un lycée pauvre… [Notre emploi du temps], c’est 8h-18h le lundi et le mardi, on est 34 élèves dans la classe, parfois on n’a même pas de chaise ni de table libres», assure Abdelaziz, 14 ans, en seconde. «Alors comme on a vu [sur les réseaux sociaux] que les blocus, ça marchait pour les autres lycées, on a fait un groupe Snap pour en convoquer un ce matin, c’était surtout les terminales», a-t-il rapporté à une journaliste de l’AFP. Aux yeux de Bilal, 15 ans, en seconde, «c’est parce qu’on est en banlieue pauvre que l’Etat fait moins pour nos conditions de travail d’élèves.

    Plusieurs incidents répertoriés

    Selon le rectorat, ces blocus ont concerné depuis le début de la semaine «une dizaine de lycées du Val-de-Marne – où ça a commencé – et de Seine-Saint-Denis, avec des protestations concernant les emplois du temps surchargés et des revendications très diverses selon les établissements». «Des lycéens» y participent et parfois «des jeunes de l’extérieur qui viennent et qu’on a du mal à identifier», a-t-on précisé.

    De source policière, plusieurs incidents avaient été répertoriés en début de semaine en particulier dans le Val-de-Marne et à Versailles, avec «tentatives de blocages» ou «poubelles enflammées».

    Pour le rectorat, «il ne s’agit pas d’un mouvement politique, mais d’un mouvement d’élèves, sur des éléments très concrets propres à chaque établissement. Par contre il y a un effet d’entraînement sur les réseaux sociaux».

    Mercredi 23 septembre, la présidente du Conseil régional d’Ile-de-France, Valérie Pécresse (Les Républicains) avait, en séance plénière, «dénoncé et condamné avec la plus grande fermeté ces actes de violences aux abords des établissements» et avait dit vouloir se battre «contre toute tentative d’instrumentalisation politique des lycéens».