[RSS] Twitter Youtube Page Facebook de la TC Articles traduits en castillan Articles traduits en anglais Articles traduits en allemand Articles traduits en portugais

Agenda militant

Actualités et analyses [RSS]

Lire plus...

Newsletter

Twitter

« On va plus pédaler, sans être payés ! Deliveroo, tu vas manger ! »

Entre 100 et 150 personnes se sont regroupées place de la République afin d'exprimer leur colère suite à la réduction consécutive des salaires chez Deliveroo. Depuis 1 an, le travail n'a de cesse d'être sous-payé : s'il y avait encore un salaire horaire en 2016, les livreurs/euses sont désormais rémunéré.e.s à la course, et le montant n'a de cesse baissé pour tomber à 5,75 a partir le 28 août. De plus, les primes de pénibilité (travail sous la pluie) sont supprimées - même lorsqu'il s'agit de travailler dans des conditions terribles comme ce fût le cas lors des très fortes pluies parisiennes du début de l'été – ainsi que les primes de travail les jours fériés.

Ajoutons à cela une nouvelle condition : l'astreinte non rémunérée. En clair, les livreurs/euses doivent être disponibles à tout moment pour livrer des commandes lors d'une plage horaire spécifique. Cependant, certains créneaux sont désespérément vides de commandes (entre 15 et 17 heures par exemple), et les livreurs/euses sont donc d'astreinte, sans percevoir de salaire.

Selon certains livreurs présents, ce « modèle » préfigurerait les attaques contre le monde travail à venir : des emplois sans contrats, sans salaires fixes, sans protections en cas d'accident du travail.

Organisé.e.s au sein du CLAP (Collectif des Livreurs Autonomes de Paris) et pour certain.e.s dans les sections CGT ou Sud Commerce, des revendications émergent déjà, ce qui est très bon signe pour un si jeune secteur d'activité. Pour l'heure, les livreurs/euses exigent un montant de 7,50 euros par courses et la garantie d'un minimum de deux livraisons par heures. Mais ils/elles précisent : ce n'est que le début.

Créer un rapport de force reste cependant difficile : la plate forme Deliveroo ne fonctionne pas comme une entreprise traditionnelle : les livreurs/euses ne voient presque jamais leur supérieurs hiérarchiques, avec qui ils et elles n'ont des liens que par internet ou téléphone. De plus, une certaine dématérialisation et dispersion des locaux empêche d'intervenir concrètement sur des lieux stratégiques. Pourtant, lors de la manifestation sauvage qui a suivi le rassemblement, les livreurs/euses se sont rendus devant deux restaurants (parmi les premiers à avoir eu recours à Déliveroo) afin d'expliquer aux client.e.s présent.e.s leur conditions de travail et leurs revendications. Cette première démarche de sensibilisation des personnes ayant recours a ce type de service doit être saluée.

La mobilisation des livreurs/euses à domicile est un très bon signe dans la période. Non seulement ces travailleurs/euses sont les premier.e.s à subir le modèle de société tant vanté par les ultralibéraux comme Macron mais aussi car il s'agit en majorité de jeunes. Nous pouvons voir dans les actions militantes (manifestation sauvage, occupation de place) une sorte « d'héritage » des mobilisations contre la loi travail, ce qui est rejouissant et témoigne d'une certaine radicalité.

Les révolutionnaires doivent soutenir ces travailleurs/euses dont la plupart semblent s'organiser de cette façon pour la première fois. Une journée d'action aura sûrement lieu le 28 août, date à laquelle nous seronts présent.e.s !

Télécharger au format pdf

Ces articles pourraient vous intéresser :

France

Des dizaines de milliers de personnes manifestent contre Macron: un point d’appui pour amplifier la mobilisation

La manifestation du 5 mai à Paris est un succès : il y avait plus de monde que le premier mai. La France insoumise annonce 160 000 manifestants, la police 40 000, et les médias capitalistes 38 900. On notera que ces chiens de garde annoncent des chiffres encore plus bas que ceux de la police, et ils s'abritent pour cela derrière l'expertise d'une officine « indépendante » qui prétend compter à l'unité près les manifestant.e.s.

Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook

SNCF

L’AG inter-gares de Paris : un pas en avant dans le débordement du cadre de l’intersyndicale, un pas en avant dans la construction d’une grève victorieuse…

À Paris-Saint-Lazare (PSL), la journée des cheminot·e·s les plus mobilisé·e·s commence très tôt ce lundi 23 avril, comme tous les jours de grève du calendrier de « la perlée ». Dès 6h du matin, les grévistes se retrouvent pour tenir le piquet de grève avec l’objectif d’entraîner dans le mouvement celles et ceux qui ne l’ont pas encore rejoint. Contrairement à la grève de 2014 et à celle de 2016, ils/elles ne rencontrent aucun·e collègue pour défendre la réforme du gouvernement. Lire la suite...

Télécharger en pdf Tweeter Facebook