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Agenda militant

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    Loi "anti-casseurs" ou loi anti-opposant.e.s politiques ?

    Renforcement du caractère autoritaire de l'Etat, les "organisations du mouvement ouvrier » à l'agonie

    Macron et Castaner piétinent le prétendu « Etat de droit »

    Des milliers d'arrestations « préventives » et des garde-à-vue le plus souvent parfaitement arbitraires (comme le prouve le fait qu’il y ait plus de 5000 gardes à vue pour à peine plus de 250 personnes poursuivies après) ; des consignes données par le pouvoir pour garder à vue y compris les personnes manifestement innocentes de toute infraction et pour traîner en justice un maximum de gardés à vue sous les prétextes les plus futiles ; des consignes  également données au parquet de demander systématiquement des condamnations, y compris en l’absence de tout élément de preuve sérieux, remplaçant la "présomption d’innocence" si souvent brandie quand il s’agit d’excuser les hommes politiques et les grands patrons pris la main dans le sac par une "présomption de culpabilité" en principe contraire aux règles du prétendu "Etat de droit" ; des condamnations à de la prison ferme par centaines, le maintien en détention provisoire de Christophe Dettinger (qui présente toutes les garanties de représentation imaginables) en contradiction flagrante avec les règles élémentaires concernant la détention provisoire ; plus de 9000 blessé.e.s, des dizaines de mutilé.e.s à vie, des consignes du pouvoir pour garder à vue de toute infraction et pour poursuivre le tout dans un silence assourdissant de la part des principales organisations syndicales.

    Un message à tou-t-e-s les opprimé-e-s tenté-e-s de se révolter

    Si Macron et Castaner frappent aussi fort, c’est parce qu’ils ont le soutien indéfectible des patrons et des riches qui continuent de leur faire confiance pour imposer leurs exigences. La bourgeoisie a toujours un coup d’avance : il ne s’agit pas simplement du mouvement des Gilets Jaunes, mais des soulèvements futurs encore plus larges et plus puissants que le patronat, son gouvernement et sa police vont devoir affronter, tant l’agenda de contre-réformes du MEDEF et de son commis Macron est chargé. Il s’agit de montrer aux exploité-e-s et aux opprimé-e-s qu’ils devront être prêts à souffrir dans leur chair, à affronter les garde-à-vue et la prison pour stopper la brutale offensive néolibérale engagée. Les Gilets Jaunes ne sont que les premières victimes d’une répression promise ainsi à tout opposant sérieux et déterminé à la politique de Macron-MEDEF. Cela s’accompagne de proclamations verbales de défense de la démocratie et de la liberté de manifester, complaisamment relayés par des médias contrôlés eux aussi par Macron et les patrons. Un discours ouvertement mensonger, Castaner n’hésitant pas à affirmer sans rire que les policiers ne sont jamais responsables des mutilations[1][2]. Même lorsque des preuves accablantes montrent en vidéo un usage parfaitement illégal des instruments de répression, comme des tirs de flashball sur des individus n’accomplissant aucun acte pouvant paraître pour les policiers, des tirs de flashball visant la tête nécessairement délibérés car il s’agit d’armes de haute précision, des jets verticaux de grenades de désencerclement, des tabassages en règle de manifestants (comme au Burger King près des Champs…), les policiers ne sont pas inquiétés, quand une infraction infiniement moins grave aurait immédiatement conduit  un simple citoyen et plus encore un opposant politique très vite en garde à vue et bientôt devant le tribunal et peut-être derrière les barreaux. 

    Perte de légitimité, offensive autoritaire et soutien des directions syndicales

    L’État ne cesse de prendre des initiatives dans le rapport de force, et le Grand Débat, vendu comme un garant de la démocratie, ne saurait tromper les classes populaires. Pour autant, à ce stade, Macron est loin d’être défait, malgré une crise de légitimité de plus en plus importante. Le bloc-bourgeois réactionnaire soude ses rangs, multiplie les alliances et les appels du pied au RN - notamment par le Grand Débat dans lequel l'immigration est un thème récurrent, alors qu'il figure guère dans les revendications portées par les Gilets Jaunes. Il s’appuie sur une collaboration toujours plus poussée des directions syndicales, dont le silence est assourdissant face à la répression, à l’offensive anti-démocratique et aux dérisoires reculs du pouvoir, alors qu’un appel résolu et énergique à l’action convenablement préparé pourrait entraîner des millions de travailleurs-se-s dans la rue posant non en paroles, mais en acte la question de chasser Macron pour chasser sa politique en faveur des patrons et des riches. La situation est ainsi contradictoire, ouvrant de possibilités de tournant vers la gauche, car des centaines de milliers accumulent une expérience politque accélérée de la nature de l’Etat, mais aussi vers la droite car la bourgeoisie est à fond derrière Macron et une défaite relative du mouvement pourrait ouvrir un boulevard à Le Pen & Cie pour capitaliser dans les urnes le désespoir de prolétaires vaincus dans la rue. Et à ce stade (mais la situation peut évoluer très rapidement dans un autre sens), c’est bien moins le retour du spectre de la révolution qui domine que l’avancée à marche forcée de la réaction la plus abjecte. Si le soulèvement des Gilets Jaunes apparaît bien comme un indicateur de puissance réelle et potentielle du prolétariat, il n'en reste pas moins pour l'instant à une sorte de plafond de verre, qui ne pourra être brisé que lorsque d'autres secteurs entrerons dans la bataille pour gonfler les rangs non pas de centaines de milliers de travailleurs et de travailleuses, mais bien par des millions et lorsque le prolétariat aura recours à l’arme de la grève de masse. C’est en ce sens que l’appel à une journée de grève interprofessionnelle le 5 février par la CGT et l’appel de Gilets Jaunes à en faire le point de départ d’une grève générale illimitée peuvent contribuer à infléchir la situation dans un tout autre sens.

    Un front Macron-Wauquiez-Le Pen (LREM-LR-RN) pour décupler les intruments de répression de l’Etat

    La loi prétendument "anti-casseurs" à donc été adoptée par les député.e.s, malgré une colère au sein même de la majorité qui avait initialement voté contre le projet de loi déposé quelques mois plus tôt par Les Républicains. Si l'opposition de gauche s'est verbalement prononcée contre cette loi, elle a été balayée par le front réactionnaire LREM-LR-RN[3]. Marine Le Pen, qui se place par ailleurs comme soutien médiatique et politique aux Gilets Jaunes montre son vrai visage derrière sa façade « au service du peuple », celui d'une pourriture d'extrême droite, qui sera la première a réprimer tout type de contestation si elle parvenait au pouvoir. Cette loi liberticide donne au préfet, c’est-à-dire à l’autorité administrative, « le pouvoir d’interdire à une personne de manifester, sur la base de motifs toujours aussi flous et dangereux, loin du regard de la justice » selon Amnesty Internationnal[4]. C’est donc une atteinte évidente au principe bourgeois – et donc en partie formel — selon lequel la démocratie se distingue des régimes autoritaires par la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire), puisque le pouvoir exécutif récupère ici des compétences normalement dévolues au pouvoir judiciaire. C'est donc directement le préfet, en tant relais de l'Exécutif, c'est à dire du gouvernement, qui aura le pouvoir de décider qui peut ou non manifester et, pour justifier cela, se contenter de "penser, mais pas démontrer par des faits tangibles, que cette personne constitue une menace d'une particulière gravité pour l'ordre public, pour interdire à une personne de manifester". Nous pouvons d'ores et déjà supposer que les opposant.e.s politiques seront les premier.e.s concerné.e.s par ces mesures, qui s'approchent plus d'un état ultra-autoritaire que d'une démocratie bourgeoise encadrée par une justice supposément indépendante.

    Un cap dans la remise en cause des libertés démocratiques

    Mais la loi va encore plus loin : protéger son visage – totalement ou même partiellement - sera considéré comme un délit passible d'un an de prison et 15.000 euros d'amendes. L'amendement  fait seulement référence à la dissimulation du visage « sans motif légitime », une notion vague, qui laisse toute latitude à des interprétations abusives. En outre, la charge de la preuve reviendra à l’accusé : encore une fois, lorsqu’il s’agit d’exploité-e-s et opprimé-e-s en lutte, la présomption de culpabilité est substituée à la présomption d’innocence. Or, chacun sait que les juges suivent dans la pratique dans l’écrasante majorité des cas l’avis de la police. C’est donc un instrument qui offrir un alibi légal à la police, bras armé du pouvoir exécutif, donc de Macron, d’envoyer en taule tout opposant-e trop dérangeant-e. Est-il légitime ou non de se protéger des gazs lacrymogènes ? Est il légitime ou non de se protéger du froid ? Est-il légitime de se protéger des tirs de flash-ball ? Est-il légitime de refuser d’être une victime consentante d’une violence policière délibéremment suscité par le pouvoir pour terroriser celles et ceux qui résistent ? Lorsque l'on sait que la police à arrêté des centaines de personnes pour port de lunettes de piscines ou  de masques anti poussière en tissu, nous pouvons là aussi penser qu'à partir de maintenant, des centaines de personnes puissent être arrêtées arbitrairement.

    Le gouvernement franchit donc un nouveau cap dans la dérive autoritaire qui avait suivi les attentats. Dans son rapport sur le droit de manifester, Amnesty pointait que depuis 2015 " les autorités ont eu recours à des pouvoirs d'urgence pour servir des objectifs plus larges, notamment pour maintenir l'ordre public dans le cadre de rassemblements publics"[5]. Il s'avère que l'anti-terrorisme a été intégré au maintien de l'ordre dans la mesure ou "les multiples restrictions imposées aux rassemblements publics offrent un exemple flagrant de l'utilisation de mesures d'urgence pour poursuivre des objectifs sans aucun lien avec l'objectif spécifique qui a motivé la proclamation et la prolongation de l'état d'urgence actuel, à savoir éviter de nouveaux attentats". La nouvelle loi anti-casseur poursuit cet objectif de criminalisation des mouvements sociaux mais aussi de l'augmentation de l'autoritarisme de l'exécutif et de sa police. « Dans de nombreux cas, les tactiques de maintien de l’ordre déployées lors de rassemblements publics rappellent la logique qui a justifié l'état d'urgence, c'est-à-dire la neutralisation préventive des risques potentiels, plutôt que la lutte contre des menaces précises et concrètes » signale Amnesty. Il s'agit dorénavant de casser à la base, de casser le moindre bouillonnement souterrain, d'arrêter qui bon semble disposé à revendiquer et manifester. C'est un véritable scandale, à mettre en lien direct avec la militarisation de la police depuis notamment 2017 et l’après Loi Travail.

    Un dispositif doublement préventif

    Ce qu'il faut bien noter, c'est que Macron anticipe l'après Gilets Jaunes et la contestation probable à l'encontre de ses contre réformes, tant dans la Fonction Publique que contre les retraites ou encore l'assurance chômage. Pour prévenir un passage en force, le gouvernement a besoin de s'assurer d'un large panel policier et judiciaire axé sur le tout répressif. Par ailleurs, cette loi portée d'abord par Les Républicains anticipe aussi l'après Macron lui-même, en permettant à n'importe quel gouvernement d'avoir accès à un appareil répressif rodé, ayant fait ses preuves, là aussi pour accélérer la mise en place de contre réformes ultra-libérales.

    Le silence assourdissant des directions syndicales

    Dans cette situation, les directions des organisations traditionnelles du mouvement ouvrier jouent un rôle honteux. Depuis le soulèvement des gilets Jaunes, elles brillent une invraisembable poursuite de la collaboration avec un pouvoir de plus en plus illégitime. Nous pensons principalement à la direction de la CGT et en particulier à la responsabilité de Philippe Martinez. La journée d'action du 14 décembre[6], qui a pris soin de ne pas mentionner les Gilets Jaunes s'est soldée par échec mais est surtout apparue pour ce qu'elle était réellement : une tentative de contre-feu, qui espérait canaliser la contestation radicale dans un cadre opposé à celui des Gilets Jaunes. Mais à force d’avoir appelé à des journées d’action isolées et dispersées, sans lendemain et donc impuissantes, les chefs du mouvement ouvrier ont fini par délégitimer l’efficacité de la grève aux yeux des salarié-e-s eux-mêmes et elles-mêmes.

    Pourtant, il est possible d’entraîner des millions de travailleur-se-s dans la grève

    La grève du 5 février pourrait emprunter elle aussi cette voie de l’échec cuisant, car il est impossible de mobiliser massivement les travailleurs sans rompre les concertations avec le pouvoir, sans combattre clairement la politique de Macron, et donc sans mener le combat pour chasser Macron. Cela supposerait une vaste de campagne de mobilisation, avec des vidéos, des affiches, des masses d’heures d’information syndicale, des AG de site, des meetings dans de nombreuses localités et villes, des discours déterminés à la radio et à la télévision. Dans l’état de mécontentement très large, mais si diffus et parfois invisible, une telle campagne rencontrairerait l’écho de centianes de milliers et sans doute de millions de travailleur-se-s. Au lieu de cela, l’appel à la grève est à peine trouvable sur le site de la CGT, les syndiqué-e-s ne sont parfois même pas au courant de la date, les diffusions de tract sont loin d’être organisées partout où il le faudrait. Mais les appels à la grève générale illimitée, lancés par Eric Drouet mais aussi Olivier Besancenot pourraient donner une autre coloration à cette journée, d’autant que Solidaires notant cette dynamique s’y est finalement rallié. La FSU appelle au succès du 5 février, mais bien plus en paroles qu’en actes, car elle ne prend, sauf exception, aucune mesure sérieuse pour mobiliser sur le terrain. Quant à la CFDT et FO, ils ont refusé d’y appeler tout court, ne se donnant même la peine de faire semblant.

    Du côté des travailleur-se-s ou du côté du pouvoir ?

    Nous le disions dans d'autres articles[7] [8] mais ce qui se joue là n'est pas à prendre à la légère : Martinez se pose en garant de l'ordre social, pour apparaître comme un "négociant" sérieux et de poids dans le dialogue social. C'est d'ailleurs ce qu'il a confessé dans un article du 4 janvier[9] ou il déclare que « la CGT a parfois été trop idéologique, qu'elle doit redevenir le syndicat de la fiche de paye ». Ce qu'il faut entendre par « idéologique », c'est plutôt « contestataire » et « fiche de paie », c'est de se limiter encore plus à l'aspect social, en dépolitisant au maximum le syndicat. Pourtant comment lutter contre la politique de liquidation des conquêtes sociales, sans luttre contre ceux qui la décident et la mettent en œuvre,  Macron, Castaner, Pénicaud et Blanquer ? Le fait que Macron convoque de nouveau les  « partenaires sociaux » à l’Élysée montre qu'il ne compte pas les liquider en profondeur, mais bien les intégrer encore plus à la cogestion, à condition d'avoir des gages. Le silence scandaleux des directions syndicales à l’égard des milliers de victimes de la répression policière et judiciaire est à prendre pour ce qu'il est : monter au gouvernement que la CGT refuse d'engager un conflit ouvert. C'est d'ailleurs ce qui est réaffirmé dans la Déclaration du Comité Confédéral National (CCN) du 30 janvier[10] où nous pouvons lire que, pour faire bonne figure, « partout où cela est possible, la CGT continuera à travailler les convergences avec les Gilets jaunes » tout en proposant « d’organiser une nouvelle journée nationale d’action mi-mars ». Ici, la confédération donne des garanties importantes : pas de mobilisation sociale d'envergure nationale avant au moins 45 jours !

    Que font les partis « de gauche » et les organisations « révolutionnaires » ?

    Au delà du syndicalisme, la crise des partis « de gauche » et des organisations « révolutionnaires » ne cesse de s'approfondir.

    Mélenchon affiche sa sympathie pour le mouvement des Gilets Jaunes, avec Eric Drouet et avec l’appel de Commercy. Tant mieux ! Mais que fait-il pour l’aider à se développer ? Pourquoi n’utilise-t-il pas son influence pour entraîner des milliers de syndicalistes dans le combat ? Pourquoi ne contribue-t-il pas à construire une mobilisation de masse contre Macron maintenant ? Il semblerait que Mélenchon espère simplement capitaliser dans les urnes en 2022 le champ de ruines produit par Macron. Quelle illusion ! Comment peut-il penser de son propre point de vue que son réformisme dérisoire puisse bénéficier de l’avancée réactionnaire et des défaites du prolétariat ?

    A l'heure ou un large front devrait se réunir et faire face à l'offensive tout en s'adressant largement à des centaines de milliers de travailleurs/euses habituellement abandoné.e.s politiquement, nous déplorons qu'il ne s'agisse de l'inverse : chaque parti opère seul dans son coin, prétextant des désaccords insurmontables[11] ne permettant même pas un accord politique et de combat minimal. Au lieu de saisir les opportunités offertes par la situation, chacune se borne à sa petite politique routinière, avec son milieu et son pré-carré. Alors que des centaines de milliers de prolétaires se soulèvent et s’éveillent à la vie politique, chacune maintient son petit train-train et refuse de mettre en avant des mots d’ordre clair de combat contre Macron.  

    Pourtant, cela serait plus nécessaire que jamais. Car la politique a horreur du vie. L’espace qui ne sera pas occupé par les révolutionnaires le sera par d’autres. Certains sondages montrent que le FN pourrait tirer son épingle du jeu[12] en terme hégémonique, d'autant plus que les élections européennes risquent de diriger une partie de la contestation dans les urnes, ou pire encore vers rejet totale de la politique, même de celle des ronds points.

    Construire un parti des prolétaires, réellement démocratique, contrôlé par la base

    C’est pourquoi construire une force politique capable d’organiser ces dizaines de milliers de travailleur-se-s s’engageant sur la voie de la lutte, de s’adresser aux prolétaires des quartiers populaires qui connaissent déjà depuis des années cette politique d’exception, de les regrouper avec ceux des grandes entreprises et des secteurs stratégiques est une tâche brûlante. Des milliers de militant-e-s syndicaux et politiques de tous horizons, participant à la lutte actuelle, pourraient y contribuer.

    La colère des Gilets Jaunes contre les politiciens bourgeois et les bureaucrates syndicaux est légitime. Elle tend à ce stade, inévitabement, à englober tous les partis sans distinction et les syndicats sans toujours bien distinguer entre le sommet et la base. Mais cela ne saurait masquer que pour être fort et s’imposer face à un arsenal politique, administratif et policier aussi puissant, les prolétaires, et parmi eux les Gilets Jaunes, ont besoin d’un outil qui permette de regrouper leurs forces, bref d’un parti et de syndicats de combat qui portent véritablement leurs intérêts, qui soient réellement démocratiques, contrôlés par sa base. C’est ce à quoi le NPA doit contribuer, avec toutes celles et tous ceux qui partagent ces objectifs et se retrouvent dans les luttes contre la loi Travail, contre Macron, avec les Gilets Jaunes, etc.

    Aller de l’avant, construire à la base avec une politique de combat

    Le tableau n’est pas complètement noir pour autant, et quelques rayons de lumière jaune percent la toile. L’appel de l’Assemblée des Assemblées de Commercy, qui s’est réunie samedi 26 et dimanche 27 janvier propose une orientation, ou plutôt une base de travail solide à partir de laquelle une délimitation programmatique et stratégique peut voir le jour. Il est essentiel de contribuer à ce que de plus en plus d’AG de Gilets Jaunes régulières s’organisent et se saisissent de l’appel de Commercy pour construire la mobilisation.


    [1] https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/violences-pour-christophe-castaner-jamais-un-policier-ou-un-gendarme-ne-porte-les-premiers-coups-1134100.html

    [2] https://www.lepoint.fr/societe/christophe-castaner-aucun-policier-n-a-attaque-des-gilets-jaunes-15-01-2019-2286068_23.php

    [3] http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/dossiers/prevention_sanction_violences_manifestations

    [4] https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/la-casse-du-droit-de-manifester

    [5] https://amnestyfr.cdn.prismic.io/amnestyfr%2F173a8ea8-ecf5-4917-b52b-437e4e38e188_ai_rapport_un+droit+pas+une+menace_fr-embargo+31-05-2017.pdf

    [6] https://www.sudouest.fr/2018/12/13/appel-de-la-cgt-a-la-greve-generale-vendredi-a-quoi-s-attendre-5652920-5458.php

    [7] https://tendanceclaire.org/article.php?id=1489

    [8] https://tendanceclaire.org/article.php?id=1498

    [9] https://www.bfmtv.com/economie/philippe-martinez-la-cgt-est-parfois-trop-ideologique-1604531.html

    [10] https://www.cgt.fr/comm-de-presse/declaration-du-comite-confederal-national-ensemble-pour-gagner-le-5-fevrier-2019

    [11] https://journal.lutte-ouvriere.org/2019/01/30/propos-dune-lettre-du-npa-ne-pas-relancer-une-fausse-alternative_116707.html

    [12] https://www.challenges.fr/politique/pourquoi-marine-le-pen-beneficie-d-un-effet-gilets-jaunes_631758

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