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    Retour sur la lutte de Bure (déchets nucléaires)

    Par Plateforme 5 ( 7 janvier 2015)
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    Depuis plus de 10 ans d'existence, la LCR puis le NPA, ont été des interlocuteurs et animateurs reconnus de la lutte locale contre l'enfouissement des déchets radioactifs à Bure (Meuse).

    Cette lutte de long terme fédère tout le milieu militant de notre secteur rural, à l'exception des appareils syndicaux et du Fdg.

    De multiples associations ont vu le jour au sein desquelles les membres du NPA Meuse sont investi-e-s sans aucunement masquer leur étiquette.

    Depuis 10 ans, notre discours n'a pas changé :

    « l'abomination en cours à Bure est une conséquence du système capitaliste. Placés dans le champ concurrentiel international, les industriels du nucléaire, même s'il s'agit d'entreprises d'Etat comme Areva, n'ont d'autre choix que de se comporter de manière aussi dégueulasse que les boîtes privées: exploitation quasi esclavagiste des populations africaines, pollution gravissime des zones d'extraction, incitation à une consommation indécente, recours à la sous-traitance pour minimiser les coûts, prise de risques insensées avec le prolongement de la durée de vie des centrales, gestion désastreuse des déchets (enfouissement). Bref, lutter contre Bure, c'est lutter contre le capitalisme, et lutter contre le capitalisme, c'est lutter contre Bure. Aucune confiance dans les voies institutionnelles, seul le rapport de force peut avoir un impact »

    Et nous en profitons pour parler de révolution et de la construction d’un monde de démocratie directe, tel le communisme autogestionnaire.

    Il y a 10 ans, nous n'étions audibles que par une minorité qui existait déjà et qui s'est très vite rassemblée au sein de la LCR Meuse. Malgré tout, nous avons tenu bon ce discours car il correspondait à la réalité et une frange grandissante de la population l'entendait.

    Tout le monde le sait dans le NPA, nous les « gauchistes sectaires meusiens », unitaires pour 10 dans la rue, avons toujours tenu ferme le refus de toute alliance électorale ou front politique avec la gauche molle.

    Et pourtant aujourd'hui nous sommes quasiment dépassés sur notre gauche.

    D’une part la quasi totalité des militant-e-s locaux des associations ont arrêté de croire au père Noël électoral et institutionnel et se sont mis à l’action et aux blocages avec nous. Et d’autre part, une mouvance libertaire très radicale en lien avec les Zadistes d’autres régions, s’est installée autour de Bure pour lutter contre le projet.

    Nous nous sommes vite rendu compte que nombre de ces militant-e-s, souvent jeunes, avaient soif d’élargir le prisme de leur combat et de conscientiser concrètement leur rejet profond du capitalisme.

    Comptant sur l’image positive dont bénéficie notre parti, nous avons donc essayé de les mettre en lien avec des militant-e-s ouvrier-e-s au sein du NPA Meuse, de créer des groupes de réflexion commune sur la nouvelle société, sur le communisme autogestionnaire ainsi que des groupes d’action commune

    Mais nous nous sommes heurtés au fait que la structure en parti inspire la méfiance et au manque de perspective enthousiasmante offerte par un NPA perçu uniquement en « anti », sans projet qui fasse rêver.

    Sous notre impulsion s’est donc créée « la Graine », un collectif militant qui rassemble de nombreux camarades du NPA, des syndicalistes ouvrier-e-s critiques par rapport à leurs appareils, des décroissant-e-s, des anarchistes et nombre d'écologistes radicaux/ales. C’est pour nous la preuve qu’il est possible de développer des « fronts anticapitalistes » concrets et utiles car cette Graine est une réussite. Elle ne cesse de pousser, nous forçant sans cesse à revoir notre copie. Les jeunes y viennent avec enthousiasme et nous en remontrent souvent au niveau de la tolérance et de l’organisation.

    Pourquoi le NPA dont c’était l’ambition n’incarne-t-il pas en tant que tel cet espoir ?

    Pour nous la réponse est claire, nous sommes trop englués dans nos schémas traditionnels : appel aux luttes sans lien avec le changement de société, suivisme à l’égard de ceux qui sont perçus comme des traîtres...

    Dans une situation compliquée par la crise du mouvement ouvrier traditionnel, une partie grandissante des consciences évolue vitesse grand V, et il faut évidemment réorienter notre stratégie en direction de ces milliers de gens dont beaucoup ont moins peur que nous de se qualifier de révolutionnaires. C’est ainsi que nous aiderons à dépasser les craintes suscitées par la forme parti, en construisant un NPA révolutionnaire, communiste et autogestionnaire !

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