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Disparition. Assia Djebar : une voix des femmes d’Algérie s’est tue
Ces articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » sont publiés à titre d'information et n'engagent pas la Tendance CLAIRE.
A 21 ans, pour publier son premier roman, elle avait choisi ce nom : Assia « la Consolation », Djebar « l’Intransigeant »... Un nom qui résume la vie de combats d’une femme algérienne, qui pensait en berbère et en arabe et écrivait en français, une œuvre originale qui l’a fait entrer à l’Académie française en 2005.
Fille d’instituteur berbère de Cherchell, elle est la première femme algérienne à intégrer l’École nationale supérieure de Sèvres en 1956, mais elle refuse de présenter le concours par solidarité avec la grève appelée par le FLN. Historienne et écrivainE, elle est surtout obsédée par cette idée que l’histoire a été faite par cette moitié de l’humanité invisible et silencieuse que sont les femmes et en particulier les femmes algériennes. Ses romans, ses essais, ses films, sont traversés par cette nécessité de porter la parole de ces femmes. C’est ce qui donne une liberté et un souffle de contestation et de subversion à toute son œuvre.
« J’écris comme tant d’autres femmes écrivains algériennes avec un sentiment d’urgence contre la régression et la misogynie » disait Assia Djebar, disparue ce 6 février, et dont la dépouille a été saluée par les louanges officielles du gouvernement algérien... alors même que les militantes et ses amies rappelaient que son œuvre n’a jamais été traduite en arabe. Puis, conformément à son souhait, elle a été enterrée à Cherchell, mise en terre par des femmes.
Pour découvrir son œuvre : les Enfants du nouveau monde (1962) et la Femme sans sépulture (2002).
Cathy Billard





